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ARTES : le résultat net progresse de 8,6 % malgré la contraction des ventes et des marges

ARTES : le résultat net progresse de 8,6 % malgré la contraction des ventes et des marges

Au premier semestre 2026, ARTES a réalisé un chiffre d’affaires de 134,3 MDT, en recul de 26,7 %. Cette baisse a entraîné une forte contraction des marges opérationnelles. Le résultat net progresse néanmoins de 8,6 %, à 27,4 MDT, grâce au quasi-doublement des produits de placements, principalement constitués de dividendes.

Les revenus d’ARTES se sont établis à 134,3 MDT au 30 juin 2026, contre 183,2 MDT un an auparavant, soit une baisse de 49 MDT. Cette évolution provient essentiellement du recul de 27,6 % des ventes de véhicules neufs, à 129,3 MDT, lesquelles représentent plus de 96 % du chiffre d’affaires. Les ventes de pièces de rechange ont, en revanche, progressé de 13,3 %, à 3,5 MDT, tandis que les revenus des travaux d’atelier ont diminué de 22,7 %, à 0,7 MDT.

Une contraction des marges opérationnelles

Les achats consommés sont passés de 148,8 MDT au premier semestre 2025 à 110,9 MDT au premier semestre 2026, soit une baisse de 25,4 %. Cette diminution reste toutefois moins prononcée que celle du chiffre d’affaires.

La marge brute s’est ainsi contractée de 32,3 %, revenant de 34,5 MDT à 23,3 MDT. Le taux de marge brute ressort à 17,4 %, contre 18,8 % au premier semestre 2025, soit une diminution de 1,4 point.

Cette pression sur la marge a été amplifiée par la progression des charges de personnel de 5,1 %, à 3,5 MDT, et par la hausse de 19,3 % des autres charges d’exploitation, à 3,4 MDT. Cette dernière évolution tient notamment à l’augmentation des locations, des prestations de garantie et des autres charges d’exploitation.

L’EBITDA recule en conséquence de 42,9 %, passant de 27,8 MDT à 15,9 MDT. Sa marge représente 11,8 % des revenus, contre 15,2 % au premier semestre 2025.

Après prise en compte de 0,8 MDT d’autres produits d’exploitation et de 0,2 MDT de dotations aux amortissements et aux provisions, le résultat d’exploitation s’établit à 16,4 MDT, en baisse de 41,7 %. La marge d’EBIT, calculée par rapport au total des produits d’exploitation, revient à 12,2 %, contre 15,3 % au premier semestre 2025 et 13,6 % sur l’ensemble de l’exercice 2025.

Les dividendes compensent le recul de l’exploitation.

Les charges financières nettes ont diminué de 45,1 %, à seulement 0,06 MDT. Surtout, les produits de placements ont presque doublé, passant de 9,7 MDT à 19,2 MDT. Cette progression provient des dividendes perçus, qui ont atteint 17,2 MDT, contre 6,1 MDT un an auparavant. À l’inverse, les revenus des placements à court terme ont reculé de 3,6 MDT à 1,9 MDT.

Les autres gains ordinaires demeurent peu significatifs, à 0,02 MDT, tandis que les autres pertes ordinaires augmentent légèrement, à 0,25 MDT.

Grâce à ces revenus financiers, le résultat des activités ordinaires avant impôt ne recule que de 6,1 %, à 35,3 MDT, malgré la forte baisse du résultat d’exploitation.

La charge globale d’impôt s’élève à 7,9 MDT, comprenant 6,4 MDT d’impôt sur les bénéfices, 0,7 MDT de contribution sociale de solidarité et 0,7 MDT au titre de la nouvelle contribution permanente. Elle diminue de 36 % par rapport aux 12,4 MDT comptabilisés au premier semestre 2025. Le taux apparent d’imposition passe ainsi de 32,9 % à 22,4 %.

Le résultat net progresse finalement de 8,6 %, à 27,4 MDT, contre 25,2 MDT un an auparavant. La marge nette s’améliore fortement, passant de 13,8 % à 20,4 %. Le ROE semestriel non annualisé ressort toutefois à 17,2 %, contre 18,6 % au 30 juin 2025, en raison de l’augmentation des capitaux propres.

Un bilan toujours fortement liquide

Le besoin en fonds de roulement, calculé sans double comptabiliser les avances reçues des clients incluses dans les autres passifs courants, diminue de 5,4 MDT à fin 2025 à 3,8 MDT au 30 juin 2026. La baisse de 27,3 MDT des stocks et la hausse des autres passifs courants ont plus que compensé l’augmentation de 9 MDT des créances clients et la réduction de 31 MDT des dettes fournisseurs.

Les placements à court terme ont diminué de 51,3 %, à 23,7 MDT, alors que les liquidités ont plus que doublé, passant de 22,2 MDT à 52,3 MDT. Cette évolution traduit principalement une réallocation d’une partie des placements vers les comptes bancaires, à laquelle s’ajoute la génération nette de trésorerie du semestre. Le total des placements et liquidités progresse ainsi de 7,1 %, à près de 76 MDT.

La dette financière brute, composée des emprunts et des concours bancaires et autres passifs financiers, demeure limitée à 1,35 MDT, contre 0,06 MDT à fin 2025. Après déduction des placements et des liquidités, ARTES affiche une trésorerie financière nette (au bilan) positive de 74,6 MDT, contre 70,9 MDT six mois auparavant.

Des flux de trésorerie nettement redressés

Les flux de trésorerie d’exploitation ont atteint 29,2 MDT, contre 11,5 MDT au premier semestre 2025. Ils ont bénéficié du résultat net et du déstockage, malgré la hausse des créances clients et la diminution nette des fournisseurs et autres dettes.

Les décaissements nets d’investissement sont restés presque stables à 10,1 MDT. Ils comprennent principalement une souscription de 10 MDT à l’augmentation de capital de SIDEV SICAR. Les flux de financement se sont limités à une sortie de 15,3 MDT correspondant aux dividendes distribués, contre 30,6 MDT un an auparavant.

La variation de trésorerie redevient ainsi positive à 3,8 MDT, après une baisse de 29,4 MDT au premier semestre 2025. La trésorerie à la clôture de la période atteint 74,7 MDT, en progression de 5,3 % par rapport aux 70,9 MDT enregistrés à fin décembre 2025.

En conclusion, ARTES conserve une situation financière particulièrement solide et une importante trésorerie nette. La progression du bénéfice semestriel masque cependant une nette dégradation de la performance opérationnelle, le résultat devenant davantage dépendant des dividendes et des revenus financiers. Le principal enjeu réside désormais dans le redressement des ventes de véhicules et la restauration des marges d’exploitation.

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