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SOTUVER : bénéfice courant en chute de 92 %, un résultat net sauvé par un incendie dont les comptes 2025 ne disaient mot
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SOTUVER : bénéfice courant en chute de 92 %, un résultat net sauvé par un incendie dont les comptes 2025 ne disaient mot

02/10/2026 02:18 14 vues Par Tera Finances

Frappée en janvier par un incendie qui a endommagé trois de ses lignes de production, la Société Tunisienne de Verreries a réussi à faire croître ses ventes de près de 30 % au premier semestre 2026. Mais la rentabilité de son exploitation s'est effondrée : son résultat net avant éléments extraordinaires tombe à 0,164 MDT, contre 2,162 MDT un an plus tôt, soit un recul de 1,998 MDT (−92,4 %). Le bénéfice net publié de 7,882 MDT ne doit son niveau qu'aux indemnités d'assurance liées au sinistre. Un semestre de transition, marqué aussi par l'entrée de BA Glass à hauteur de 41,28 % du capital. Des ventes préservées, des marges sacrifiées Privé pendant une partie du semestre des lignes 12, 13 et 14 de l'usine de Djebel Oust, le verrier n'a pas pour autant cédé de terrain commercial. Ses revenus atteignent 66,225 MDT au 30 juin 2026, en hausse de 15,118 MDT (+29,6 %) sur un an. La progression est entièrement domestique. L'export, socle historique de l'activité, s'effrite à 39,772 MDT (−0,7 %), tandis que les ventes locales font plus que doubler, de 11,064 MDT à 26,452 MDT (+139,1 %). Le total des produits d'exploitation grimpe à 75,268 MDT (+19,406 MDT, +34,7 %), dopé par le quasi-doublement des autres produits d'exploitation (9,043 MDT, +90,2 %), largement nourris par les refacturations d'assistance technique et de frais à la filiale SOTUVER Glass Industries (SGI). Cette performance commerciale doit beaucoup aux réserves et à la solidarité du groupe. La société a puisé dans ses stocks de produits finis, réduits de 10,343 MDT, et s'est approvisionnée auprès de SGI en produits finis pour 6,002 MDT. Vendre des stocks anciens et des produits achetés rapporte moins que vendre sa propre production. Les achats consommés doublent ainsi, à 39,282 MDT, et la marge brute recule de 4,640 MDT (−14,7 %), à 26,943 MDT. Le taux de marge brute chute de 61,8 % à 40,7 %. La forte hausse des charges de personnel (10,817 MDT, +50,7 %), à peine compensée par le repli des autres charges d'exploitation (6,106 MDT, −19,4 %), creuse l'écart. L'EBITDA se contracte de 40,5 %, à 10,019 MDT contre 16,829 MDT, et le taux de marge d'EBITDA est divisé par plus de deux, de 32,9 % à 15,1 %. Le résultat d'exploitation résiste mieux, à 8,754 MDT (−1,820 MDT, −17,2 %), grâce aux autres produits d'exploitation et à l'allègement des dotations aux amortissements et aux provisions (10,309 MDT, −6,4 %). Sa marge revient néanmoins à 11,6 % des produits d'exploitation, contre 18,9 % au premier semestre 2025 et 17,2 % sur l'ensemble de l'exercice 2025. Un résultat courant quasi nul, un résultat net porté par les indemnités d'assurance En aval de l'exploitation, la société bénéficie de l'allègement de ses charges financières nettes, qui reculent de 19,5 %, à 7,357 MDT, à la faveur de la baisse des intérêts d'emprunts et de financement. Les produits de placements, en revanche, fléchissent à 1,213 MDT (−27,1 %) et ne comportent aucun dividende. Sur l'exercice 2025, ils avaient atteint 23,755 MDT grâce aux 20,400 MDT de dividendes versés au second semestre par SGI, un scénario qui pourrait se reproduire en fin d'année. Le résultat des activités ordinaires avant impôt s'établit à 2,667 MDT, en repli de 12,2 %. C'est la fiscalité qui achève d'éroder le résultat courant. La charge d'impôt triple presque, à 2,503 MDT, dont 2,150 MDT d'impôt sur les sociétés et 0,353 MDT de contribution sociale de solidarité. Elle intègre en effet l'imposition des indemnités d'assurance, retenues dans l'assiette fiscale parmi les bénéfices accessoires taxés à 20 %. Le résultat des activités ordinaires après impôt, véritable mesure de la performance organique, s'effondre ainsi à 0,164 MDT, contre 2,162 MDT un an plus tôt (−92,4 %). Le bénéfice net publié de 7,882 MDT, en hausse apparente de 5,720 MDT, ne doit donc pas faire illusion. Il repose sur des éléments extraordinaires d'un solde positif de 7,718 MDT, sans lien avec l'activité courante. Ceux-ci comprennent 11,758 MDT d'indemnités d'assurance à recevoir de Lloyd Tunisien, au titre des dommages matériels et de la perte d'exploitation, minorés de 4,040 MDT correspondant à la valeur nette des équipements détruits. Ces indemnités restent en outre des estimations, fondées sur les évaluations de l'assureur et non encore encaissées. Plusieurs éléments invitent à la prudence. L'incendie est survenu en janvier 2026. En avril, BA Glass a acquis auprès des actionnaires de référence un bloc représentant 41,28 % du capital. Le 22 mai, le Conseil d'Administration a arrêté les états financiers de l'exercice 2025 sans que le sinistre y soit mentionné, ni dans la note sur les événements postérieurs à la clôture, ni dans les rapports des commissaires aux comptes. Ces mêmes états affirmaient l'absence de risques susceptibles d'avoir un impact financier matériel sur l'activité. La société n'a publié aucun communiqué sur cet incendie avant la diffusion de ses états financiers semestriels. Le marché n'en a eu connaissance qu'indirectement, le 9 septembre 2026, à travers les états financiers du réassureur Tunis Re. Ceux-ci citent l'incendie de SOTUVER parmi les sinistres industriels ayant généré une charge significative pour le marché de l'assurance au premier semestre. Les indemnités, qui représentent l'essentiel du bénéfice semestriel, ont été estimées par l'assureur Lloyd Tunisien, une société qui partage des administrateurs avec SOTUVER, et ne sont pas encaissées au 30 juin. Elles excèdent de 7,718 MDT la valeur nette des équipements détruits. Le rapport d'examen limité des commissaires aux comptes ne comporte, sur ce point, aucune observation. Hors éléments extraordinaires, la rentabilité est quasi nulle. La marge nette revient à 0,2 % des produits d'exploitation, contre 3,9 % un an plus tôt. Le ROE semestriel tombe à 0,12 %, contre 1,95 % au 30 juin 2025, et ne dépasse pas 0,24 % en rythme annuel, loin des 22,3 % de l'exercice 2025. Une trésorerie mise à contribution Le semestre a laissé une empreinte nette sur le bilan. Le besoin en fonds de roulement s'alourdit de 11,110 MDT (+17,9 %) par rapport à fin 2025, pour atteindre 73,124 MDT. Le déstockage n'a pas suffi à compenser la hausse des créances clients et celle des comptes de régularisation, où figurent les indemnités d'assurance non encore encaissées. Pour faire face à ces besoins et poursuivre son désendettement bancaire, SOTUVER a mobilisé ses réserves de liquidités. Ses placements et autres actifs financiers nets fondent de 22,900 MDT (−65,6 %), à 12,000 MDT, le portefeuille de billets de trésorerie ayant été presque entièrement liquidé au profit d'un certificat de dépôt de 12 MDT. Les liquidités progressent à 4,554 MDT, contre 1,220 MDT. La dette financière brute recule de 15,261 MDT (−8,7 %), à 160,116 MDT, sous l'effet de 12,745 MDT de remboursements d'emprunts. Mais du fait de la fonte des placements, la dette financière nette augmente de 4,305 MDT (+3,1 %), à 143,563 MDT, soit l'équivalent des capitaux propres. Le tableau de flux de trésorerie confirme ce diagnostic. Les flux d'exploitation se maintiennent à 9,325 MDT (−1,5 %). Les investissements absorbent 13,824 MDT, malgré des acquisitions d'immobilisations en hausse de 50,3 %, à 13,885 MDT, consacrées au remplacement des équipements sinistrés et au four 1. Les flux de financement basculent de +6,086 MDT à −23,832 MDT. La trésorerie de la période diminue de 28,331 MDT, alors qu'elle avait légèrement progressé un an plus tôt. À la clôture, elle s'établit à 8,496 MDT, contre 36,827 MDT au 31 décembre 2025, soit une contraction de 76,9 %. Le second semestre s'annonce ainsi décisif. La remise en service de la ligne 14, l'encaissement effectif des indemnités et une éventuelle remontée de dividendes de SGI devraient permettre de reconstituer les marges et la trésorerie. Ce chantier sera mené sous une gouvernance renouvelée, désormais ouverte à BA Glass, premier actionnaire du verrier.

La BTE signe un mémorandum sur le financement de la certification halal
BOURSE

La BTE signe un mémorandum sur le financement de la certification halal

30/09/2026 20:02 3 vues Par Moez Hadidane

La Banque de Tunisie et des Émirats (BTE) et FIBGN Global Business Network ont signé un mémorandum d’entente destiné à faciliter le financement des démarches de certification halal des petites entreprises. Rapporté par La Presse dans son édition du 29 septembre, cet accord associe accompagnement bancaire et préparation à de nouveaux marchés. Présenté sous l’appellation « financement à impact », le mémorandum vise à accompagner les porteurs de projets et les petites et moyennes entreprises dans l’amélioration de leurs processus et l’obtention de certifications halal. Cette signature intervient dans le cadre du premier Forum international du halal de Tunisie, organisé les 29 et 30 septembre 2026 à la Maison de l’Exportateur, à Tunis. Porté par FIBGN Global Business Network, en partenariat avec le Centre de promotion des exportations (CEPEX), sous le patronage du ministère du Commerce et du Développement des exportations, l’événement réunit les dimensions commerciales, techniques et financières de cette filière. Pour les entreprises, l’enjeu économique consiste à pouvoir préparer leur offre aux exigences des marchés ciblés. Une démarche de certification implique notamment l’examen des produits, des procédés et de leur conformité au référentiel retenu. Le financement peut ainsi constituer un complément à l’accompagnement technique, dont dépend l’obtention du certificat. La portée opérationnelle du partenariat reste toutefois à préciser. Les informations consultées ne détaillent ni enveloppe financière, ni taux, ni garanties, ni calendrier d’accès au dispositif. Elles ne permettent pas davantage de déterminer les dépenses éligibles ou de faire état de premiers crédits accordés. L’expression « financement à impact » ne suffit pas non plus à établir la nature des produits bancaires envisagés ou leur éventuelle conformité aux principes de la finance islamique. Ces caractéristiques devront être précisées dans les modalités d’application du partenariat. Pour apprécier les retombées de l’accord, les prochains éléments déterminants seront les conditions proposées aux entreprises, les financements effectivement mobilisés et les certifications obtenues. Leur traduction en débouchés commerciaux permettra ensuite d’évaluer la contribution du dispositif à l’exportation. À lire également : Forum international du halal : Tunis accueille une première édition tournée vers l’export.  

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