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Banque mondiale : la gestion de l'eau, enjeu central pour l'emploi et la croissance tunisienne

Banque mondiale : la gestion de l'eau, enjeu central pour l'emploi et la croissance tunisienne

Dans son Bulletin de Conjoncture Économique consacré à la Tunisie, intitulé « Tunisia's Water Challenge: From Scarcity to Resilience » et publié le 22 septembre 2026, la Banque mondiale consacre son volet social et sectoriel à la question de l'eau, qu'elle présente comme l'un des éléments déterminants des perspectives économiques du pays.

Un marché du travail marqué par un écart persistant entre hommes et femmes

Le taux de chômage s'est établi à 14,9% au deuxième trimestre 2026. Ce taux masque toutefois un écart marqué entre les sexes : le chômage féminin ressort à 21,6%, soit un niveau proche du double de celui des hommes.

La pénurie d'eau, un risque chiffré pour le PIB et l'emploi agricole

La Banque mondiale estime qu'en l'absence de mesures d'adaptation, le stress hydrique pourrait amputer le PIB tunisien de 6,4% à l'horizon 2050. L'institution souligne la vulnérabilité particulière du secteur agricole, qui emploie 14% de la population active occupée et jusqu'à 50% des travailleurs en milieu rural. Selon le bulletin, au moins 30% des emplois agricoles pourraient disparaître d'ici le milieu du siècle sous l'effet conjugué du stress hydrique et des pressions climatiques. Au-delà de l'agriculture, la Banque mondiale identifie d'autres secteurs exposés aux mêmes contraintes, notamment le tourisme et l'agro-industrie, ainsi que les activités industrielles dépendantes de la ressource en eau.

Des recommandations articulées autour de la gouvernance et de l'efficience

En complément des investissements déjà programmés dans le cadre du Plan Eau 2050, la Banque mondiale recommande une série de mesures : la modernisation du Code des Eaux, la mise en place d'un cadre pour la réutilisation des eaux usées traitées, l'amélioration du recouvrement des coûts assortie d'une protection des ménages vulnérables, la réduction des pertes au sein du réseau de distribution, ainsi que le développement de la digitalisation et l'amélioration de la gestion de l'irrigation. L'institution appelle par ailleurs à un renforcement de la gouvernance hydrique et de la viabilité financière des opérateurs du secteur.

Pris dans leur ensemble, ces constats situent la gestion de l'eau au croisement des enjeux de croissance, d'emploi et de résilience climatique pour la Tunisie, dans un contexte où le marché du travail continue par ailleurs d'afficher un déséquilibre marqué entre les sexes.

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