Le groupe allemand Kromberg & Schubert a inauguré, jeudi 1er octobre 2026, sa deuxième usine de câblage automobile à Béja. Déjà en activité, le nouveau site emploie environ 2 600 personnes et devrait porter ses effectifs à 7 500 salariés à l’horizon 2029. L’investissement consacré au projet est appelé à avoisiner 300 millions de dinars à son achèvement.
Implantée dans la zone industrielle de Béja, sur une superficie de 60 000 m², cette nouvelle unité renforce la présence de l’équipementier dans le Nord-Ouest tunisien. Son inauguration intervient après le démarrage de la production et ouvre une nouvelle phase de développement des capacités industrielles du groupe dans la région.
Selon La Presse, Kromberg & Schubert a prévu un investissement global de 270 millions de dinars pour cette nouvelle unité, réparti entre 140 millions de dinars pour l’aménagement des bâtiments et 130 millions de dinars pour les équipements. Le directeur général, Wissem Badri, indique que le coût total devrait atteindre près de 300 millions de dinars. Ce dernier montant correspond donc à l’enveloppe attendue à terme.
La montée en charge industrielle doit s’accompagner de recrutements progressifs. D’après les perspectives présentées à l’occasion de l’inauguration, l’effectif de Béja 2 passerait à 3 500 salariés en 2027, puis à 6 000 en 2028, avant d’atteindre 7 500 en 2029. À cette échéance, les deux usines de Béja pourraient réunir près de 14 700 salariés, pour un chiffre d’affaires cumulé attendu d’environ 1,5 milliard de dinars. Ces chiffres restent des objectifs de développement, dont la réalisation dépendra de la progression effective de l’activité.
Le projet accompagne également l’évolution de la demande automobile. Selon La Presse, Béja 1 demeure principalement orientée vers les systèmes de câblage destinés aux véhicules thermiques, tandis que Béja 2 doit se consacrer essentiellement aux véhicules électriques. La nouvelle unité, tournée vers l’exportation, approvisionnera notamment Audi, BMW, Mercedes-Benz et Volkswagen. Elle inscrit ainsi davantage l’implantation tunisienne du groupe dans les transformations industrielles de ses clients allemands.
Pour Béja, l’enjeu économique dépasse la seule augmentation des capacités de production. La progression annoncée de l’emploi pourrait soutenir les revenus des ménages et la demande adressée aux services locaux, tout en élargissant les débouchés professionnels pour les jeunes de la région. Son ampleur exigera toutefois un accompagnement en matière de formation, de transport des salariés et d’adaptation des infrastructures.
La portée du projet pour l’économie tunisienne dépendra aussi de son intégration dans le tissu productif national. Le recours à des fournisseurs locaux, le développement de compétences techniques et les possibilités de sous-traitance détermineront la part de valeur ajoutée effectivement retenue dans le pays. Les sources consultées ne permettent pas, à ce stade, de chiffrer ce taux d’intégration.
L’inauguration de Béja 2 confirme ainsi le renforcement d’un pôle automobile exportateur dans le Nord-Ouest. Le prochain indicateur à suivre sera la concrétisation du calendrier de recrutement, parallèlement à la capacité du projet à développer autour de lui un réseau durable de compétences et d’entreprises tunisiennes.


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