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ECONOMIE

La CTAF engage une modernisation complète de son infrastructure informatique

La CTAF engage une modernisation complète de son infrastructure informatique

Le projet couvre les environnements de production, les dispositifs de sauvegarde et de reprise ainsi que la sécurité des systèmes et des réseaux. Les équipements, logiciels et licences devront être accompagnés d’un dispositif de maintenance sur cinq ans.

La Commission tunisienne des analyses financières (CTAF) s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son système d’information. Un appel d’offres national vient d’être lancé pour mettre à niveau l’ensemble de son infrastructure informatique, avec une attention particulière portée à la continuité des activités, à la protection des données et à la résilience opérationnelle.

Au-delà d’un simple renouvellement d’équipements, le projet porte sur la conception et la mise en service d’un environnement technologique complet. Il comprend la fourniture du matériel, le déploiement des solutions logicielles, l’installation, la configuration et l’intégration des différents composants au sein de l’architecture existante.

La future infrastructure devra également être maintenue en bon état de fonctionnement pendant cinq ans. Cette durée traduit la volonté de la CTAF de disposer d’une solution pérenne, accompagnée dans le temps par des prestations d’entretien, de dépannage et d’assistance technique.

Une architecture structurée autour de la continuité de service

Le projet est organisé en deux lots techniques distincts. Le premier concerne l’infrastructure de production, de sauvegarde et de reprise.

Ce volet constitue le socle opérationnel du futur système. L’infrastructure de production doit accueillir les applications et les traitements nécessaires au fonctionnement quotidien de la Commission. Elle devra être complétée par des mécanismes de sauvegarde permettant de préserver les données et d’en assurer la restauration en cas d’incident.

La présence d’une composante spécifiquement dédiée à la reprise révèle une approche allant au-delà de la sauvegarde traditionnelle. L’enjeu consiste à rendre possible un redémarrage maîtrisé des activités après une panne majeure, une défaillance matérielle, une erreur humaine ou un incident informatique.

Cette architecture devrait ainsi réduire les risques d’interruption prolongée des services et limiter les conséquences d’une éventuelle indisponibilité du système d’information. Pour une institution traitant des informations financières sensibles, la capacité à restaurer rapidement les environnements de travail et à garantir l’intégrité des données constitue un impératif stratégique.

La cybersécurité érigée en composante autonome

Le deuxième lot est consacré à la sécurité informatique et au réseau. Le fait d’isoler ce volet dans un lot indépendant témoigne de son importance dans l’architecture cible.

La protection d’un système d’information ne repose plus uniquement sur quelques dispositifs périphériques. Elle suppose une approche globale couvrant les infrastructures, les communications, les accès et les échanges de données. La mise à niveau du réseau devra donc être pensée conjointement avec le renforcement de la sécurité.

L’objectif est de disposer d’un environnement capable de mieux résister aux tentatives d’intrusion, aux logiciels malveillants, aux interruptions de service et aux autres incidents susceptibles d’affecter la confidentialité, l’intégrité ou la disponibilité des informations.

La séparation entre le socle de production et le dispositif de sécurité permet, par ailleurs, de mobiliser des compétences spécialisées pour chaque domaine. Les entreprises peuvent intervenir sur un seul lot ou proposer une réponse couvrant l’ensemble du projet, à condition de présenter des offres distinctes.

Une intégration complète, et pas seulement une livraison de matériel

L’appel d’offres ne se limite pas à l’acquisition de serveurs, d’équipements réseau ou de licences. Le prestataire devra prendre en charge tout le cycle de déploiement, depuis la livraison jusqu’à la mise en service effective de la solution.

Les travaux attendus incluent notamment la configuration des équipements, l’intégration des différentes briques matérielles et logicielles ainsi que leur adaptation à l’environnement informatique de la CTAF. La réussite du projet dépendra donc autant de la qualité des technologies proposées que de la capacité du prestataire à construire un ensemble cohérent et pleinement opérationnel.

Les candidats devront présenter une description technique et fonctionnelle détaillée de leur solution, accompagnée de la documentation correspondante. Ils devront également exposer leur méthodologie de mise en œuvre et démontrer une expérience dans le déploiement de solutions similaires, notamment auprès d’établissements bancaires ou d’opérateurs de télécommunications.

Cette exigence traduit la sensibilité du projet : l’intégrateur devra maîtriser des environnements dans lesquels la disponibilité des systèmes, la sécurité des échanges et la fiabilité des traitements sont déterminantes.

Le transfert de compétences au cœur du dispositif

La modernisation prévoit également un plan de formation et un transfert de compétences au profit des équipes concernées. Cette dimension est essentielle pour éviter qu’une infrastructure sophistiquée ne devienne entièrement dépendante de son fournisseur.

Les équipes de la CTAF devront pouvoir administrer les solutions déployées, superviser leur fonctionnement, détecter les anomalies et intervenir sur les opérations courantes. Le transfert de connaissances facilitera également la gestion des incidents et l’exploitation durable des nouveaux équipements.

Les candidats devront, dans ce cadre, mobiliser une équipe clairement identifiée et justifier les qualifications, certifications et expériences des experts affectés au projet.

Un engagement technologique sur cinq ans

La mise à disposition des licences et produits pendant cinq ans constitue l’un des éléments structurants de l’opération. Elle inscrit la modernisation dans une perspective de moyen terme et vise à garantir la disponibilité des mises à jour, du support et des services nécessaires au maintien de l’infrastructure.

La maintenance devra couvrir l’entretien, le dépannage et le maintien en condition opérationnelle de l’ensemble de la solution. Cette continuité contractuelle est particulièrement importante dans un domaine où les technologies évoluent rapidement et où les menaces informatiques se renouvellent constamment.

À travers ce projet, la CTAF entend ainsi bâtir un environnement plus robuste, sécurisé et disponible. Production, sauvegarde, reprise d’activité et cybersécurité sont réunies dans une même démarche de modernisation, avec un objectif central : renforcer durablement la résilience de son système d’information.

Les entreprises intéressées disposent jusqu’au 10 septembre 2026 à 15 h 30 pour transmettre leurs offres à la Banque centrale de Tunisie, chargée de la procédure d’acquisition.

 

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