Au terme des neuf premiers mois 2026, la Manufacture de Panneaux Bois du Sud affiche un chiffre d'affaires de 86,3 MD, en hausse de 17,3 %. La croissance repose presque entièrement sur le marché domestique. Les ventes à l'export ont repris au troisième trimestre. Les investissements accélèrent, et l'endettement a doublé par rapport à fin 2025 sous l'effet d'une constitution volontaire de stocks.
Un troisième trimestre porté par le local et ranimé par l'export
Au troisième trimestre 2026, MPBS a réalisé un chiffre d'affaires de 28,9 MD, contre 26,5 MD un an plus tôt. Le gain est de 2,3 MD, soit une progression de 8,8 %.
Le marché local reste le principal moteur. Ses ventes atteignent 26,3 MD, contre 24,6 MD au troisième trimestre 2025. Cela représente une hausse de 1,7 MD (+6,8 %), soit près des trois quarts de la croissance trimestrielle.
L'export affiche le rythme le plus vif. Ses ventes passent de 1,9 MD à 2,6 MD, en hausse de 0,6 MD (+33,7 %). Le poids de l'export dans les revenus du trimestre monte ainsi à 8,9 %, contre 7,2 % un an plus tôt, soit un gain de 1,66 point de pourcentage. La part du local recule à 91,1 %, contre 92,8 %.
Une production qui devance les ventes
En valeur cumulée, la production des neuf premiers mois 2026 s'établit à 88,5 MD, contre 73,2 MD à fin septembre 2025. La hausse est de 15,4 MD (+21,0 %). Au seul troisième trimestre, la production atteint 29,2 MD, en progression de 15,8 %.
À fin septembre, la production représente déjà 84,5 % de son niveau de l'ensemble de l'exercice 2025 (104,8 MD). Elle progresse plus vite que les ventes : elle dépasse le chiffre d'affaires cumulé de 2,2 MD, alors qu'elle lui était légèrement inférieure un an plus tôt. Cet écart correspond à la constitution de stocks évoquée par la société.
Neuf mois de croissance, sous le signe du marché domestique
Le chiffre d'affaires cumulé à fin septembre 2026 atteint 86,3 MD, contre 73,6 MD sur la même période de 2025. Le gain est de 12,7 MD, soit une hausse de 17,3 %.
Les ventes locales dépassent cette progression d'ensemble. Elles passent de 69,1 MD à 83,8 MD, en hausse de 14,7 MD (+21,3 %).
L'export recule fortement en cumul. Il passe de 4,6 MD à 2,6 MD, soit un repli de 2,0 MD (-43,9 %). Ce retard tient au calendrier des livraisons. Selon la société, l'obtention des autorisations administratives requises dans le pays de destination n'a permis de reprendre les livraisons qu'en juillet 2026. De fait, la quasi-totalité des ventes à l'export de l'année a été réalisée au troisième trimestre.
Ce décalage modifie la structure des revenus. Le marché local pèse 97,0 % du chiffre d'affaires cumulé, contre 93,8 % un an plus tôt, soit une hausse de 3,23 points de pourcentage. La part de l'export tombe à 3,0 %, contre 6,2 %.
Par rapport à l'exercice 2025, la société a déjà réalisé 81,7 % de son chiffre d'affaires annuel (105,6 MD). Le local atteint 87,6 % de son niveau de 2025 (95,7 MD), alors que l'export n'en représente encore que 25,6 % (10,0 MD). Pour mémoire, l'export pesait 9,5 % des revenus sur l'ensemble de l'exercice 2025.
Un effort d'investissement qui s'intensifie
À fin septembre 2026, les investissements cumulés s'élèvent à 3,2 MD, contre 1,5 MD un an plus tôt. Ils augmentent de 1,8 MD, soit plus du double (+120,8 %).
L'intégralité de ce montant porte sur des investissements corporels et incorporels, principalement consacrés à l'outil de production. Ils ont progressé de 1,9 MD (+150,8 %). Aucun investissement financier n'a été enregistré sur la période, contre 0,2 MD à fin septembre 2025.
Sur neuf mois seulement, l'effort d'investissement représente déjà 158,5 % du montant de l'ensemble de l'exercice 2025 (2,0 MD).
Un endettement doublé, tiré par les financements à court terme
L'endettement global atteint 61,4 MD au 30 septembre 2026, contre 30,9 MD à fin décembre 2025. La hausse est de 30,5 MD, soit un quasi-doublement (+98,6 %). Par rapport au 30 septembre 2025 (21,3 MD), l'augmentation atteint 187,8 %.
Cette évolution recouvre des mouvements opposés selon les composantes :
- Dettes à long et moyen terme : elles reculent à 2,3 MD, contre 3,4 MD à fin 2025, soit une baisse de 1,1 MD (-32,4 %).
- Emprunts à moins d'un an : ils diminuent de 0,5 MD (-23,9 %), à 1,6 MD.
- Autres financements (découverts, escompte) : ils passent de 25,4 MD à 57,5 MD, soit une hausse de 32,1 MD (+126,4 %).
Ces concours à court terme représentent désormais 93,6 % de l'endettement global, contre 82,1 % à fin 2025, soit une hausse de 11,49 points de pourcentage. La part des dettes à long et moyen terme se réduit à 3,7 %, contre 11,0 %.
La direction explique cette hausse par la croissance de l'activité, accompagnée d'une augmentation conjoncturelle des stocks. Elle vise ainsi à garantir la disponibilité de ses produits sur un marché d'approvisionnement perturbé.
Le groupe MPBS en progression de près de 19 %
À l'échelle du groupe, les revenus de la période allant du 1er janvier au 30 septembre 2026 sont estimés à environ 154,8 MD, contre 130,2 MD un an plus tôt. Le gain est de 24,6 MD, soit une amélioration de 18,9 %.
En conclusion
Les neuf premiers mois 2026 confirment la vigueur commerciale de MPBS sur son marché domestique, et le troisième trimestre marque le retour de l'export. Cette croissance s'accompagne d'un effort d'investissement soutenu et d'une constitution de stocks. Ces stocks sont financés essentiellement par des concours bancaires à court terme, qui ont fait doubler l'endettement en neuf mois. L'écoulement de ces stocks et la poursuite des livraisons à l'export au dernier trimestre seront déterminants pour l'évolution de ce niveau d'endettement.




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