Au 24 septembre 2026, le volume global de refinancement des banques auprès de la Banque centrale de Tunisie s’établit à 7 989 millions de dinars. Ce recul traduit une moindre dépendance à la liquidité de la BCT, avec une baisse particulièrement marquée des appels d’offres à sept jours.
La barre des 8 milliards de dinars vient d’être franchie à la baisse. Selon les données de la BCT, le refinancement bancaire atteint 7 989 millions de dinars au 24 septembre 2026, son niveau le plus faible depuis juin 2021. Le mouvement est remarquable au regard des cinq dernières années, durant lesquelles les besoins de liquidité des banques avaient maintenu le recours à la Banque centrale à des niveaux plus élevés.

Les appels d’offres à sept jours au cœur du repli
L’encours des opérations principales de refinancement, réalisées par appels d’offres à sept jours, n’est plus que de 2 600 millions de dinars. D’après la série historique analysée par Tera Finances, il faut remonter au 30 septembre 2013 pour retrouver un niveau aussi bas sur cet instrument. Sa contraction constitue l’un des traits les plus marquants de l’évolution récente du refinancement.
La composition du total montre aussi combien les instruments ont changé de place. Les opérations d’open market représentent désormais 3 845,9 millions de dinars, soit près de la moitié du refinancement net et davantage que les appels d’offres à sept jours. Les opérations de refinancement à plus long terme, d’une durée de six mois, comptent pour 1 896 millions de dinars.
À ces encours s’ajoutent 200 millions de dinars au titre de la facilité permanente de prêt à 24 heures. En sens inverse, les 553 millions de dinars placés dans la facilité permanente de dépôt à 24 heures viennent en déduction du calcul. L’ensemble aboutit à 7 988,9 millions de dinars.
Une amélioration de la liquidité, à suivre dans la durée
Le recul du recours net à la BCT est un signe d’amélioration de la liquidité bancaire. La lecture des moyennes mensuelles suggère que le mouvement ne se limite pas aux seuls appels d’offres à sept jours : il touche également l’open market et les opérations à plus long terme, tandis que les swaps de change occupent désormais une place marginale.

Le seuil atteint le 24 septembre reste toutefois une observation quotidienne. Les prochaines données permettront de voir si le refinancement se maintient sous les 8 milliards de dinars et si cette détente se confirme dans les moyennes mensuelles. Elles aideront aussi à distinguer une amélioration durable de la liquidité d’une fluctuation ponctuelle des besoins des banques.


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