La Société Tunisienne des Industries de Pneumatiques (STIP) a réalisé 96 millions de dinars de chiffre d'affaires sur les neuf premiers mois de 2026. Le marché local a plus que compensé le net repli des exportations. La production a reculé de 10,8 % en volume, et l'endettement bancaire a baissé de près d'un cinquième depuis la clôture de l'exercice 2025.
Un troisième trimestre soutenu par les deux marchés
Au troisième trimestre 2026, la STIP a réalisé un chiffre d'affaires de 31,7 MD, contre 28,5 MD un an plus tôt. La hausse est de 3,2 MD, soit 11,2 %. La société elle-même met en avant cette progression parmi les faits saillants de la période.
Le marché local en est le principal moteur. Les ventes domestiques passent de 26,4 MD à 28,9 MD, en hausse de 2,5 MD (+9,5 %). Elles expliquent près de 79 % de l'accroissement trimestriel des revenus. L'export progresse plus vite : il passe de 2,1 MD à 2,8 MD, soit une hausse de 0,7 MD (+31,9 %). Sa part dans le chiffre d'affaires trimestriel monte donc de 7,4 % à 8,8 %, un gain de 1,39 point de pourcentage. Le marché local reste prépondérant, avec 91,2 % des ventes du trimestre contre 92,6 % un an plus tôt.
Les volumes évoluent en sens inverse. La production du trimestre tombe à 1 710 tonnes, contre 2 162 tonnes au troisième trimestre 2025. Le recul est de 452 tonnes, soit 20,9 %, ce qui correspond à la baisse d'environ 21 % signalée par la société.
Une production en retrait sur neuf mois
Sur les neuf premiers mois de l'exercice, la production atteint 5 994 tonnes, contre 6 716 tonnes à fin septembre 2025. La baisse est de 722 tonnes, soit 10,8 %. Ce volume représente 59,9 % de la production de l'ensemble de l'exercice 2025 (10 011 tonnes). À la même date l'an dernier, ce taux de réalisation était de 67,1 %.
Le chiffre d'affaires progresse alors que les tonnages produits diminuent. Rapporté au volume produit, il passe d'environ 13 182 dinars par tonne à fin septembre 2025 à près de 16 011 dinars par tonne un an plus tard, soit une hausse de 21,5 %. Cet indicateur reste une approximation. Les volumes vendus peuvent différer des volumes produits, en raison des mouvements de stocks et, le cas échéant, de produits commercialisés sans être fabriqués. Il suggère toutefois un effet prix ou mix favorable.
Un chiffre d'affaires cumulé tiré par le local, un export en repli
À fin septembre 2026, le chiffre d'affaires cumulé s'élève à 96,0 MD, contre 88,5 MD un an auparavant. La hausse est de 7,4 MD, soit 8,4 %.
Les deux marchés ont évolué de façon très différente. Les ventes locales passent de 77,1 MD à 87,1 MD, en hausse de 10,0 MD (+13,0 %). Cette progression dépasse à elle seule l'augmentation globale des revenus. Les exportations reculent de 11,4 MD à 8,9 MD, soit une baisse de 2,6 MD (−22,3 %). Le bon troisième trimestre à l'export n'a donc pas compensé le retard accumulé au premier semestre.
La structure des revenus s'en trouve modifiée. Le marché local représente 90,7 % du chiffre d'affaires à fin septembre 2026, contre 87,1 % un an plus tôt, soit un gain de 3,66 points de pourcentage. La part de l'export baisse de 12,9 % à 9,3 %. Sur l'ensemble de l'exercice 2025, la répartition était de 86,3 % pour le local et 13,7 % pour l'export. La dépendance au marché domestique s'est donc nettement accentuée.
Par rapport aux réalisations annuelles 2025 (128,0 MD), le chiffre d'affaires des neuf premiers mois représente 75,0 % du total de l'exercice précédent. Ce taux atteint 78,8 % pour le marché local (110,5 MD en 2025). Il n'est que de 50,7 % pour l'export (17,5 MD en 2025).
Des investissements soutenus et un endettement en net allègement
Les investissements réalisés à fin septembre 2026 s'élèvent à 3,7 MD, contre 3,4 MD à la même date en 2025, soit une hausse de 0,4 MD (+10,4 %). Ils représentent déjà 84,2 % de l'enveloppe investie sur tout l'exercice 2025 (4,4 MD).
Les engagements bancaires regroupent les emprunts, les concours bancaires et les autres passifs financiers. Au 30 septembre 2026, ils s'établissent à 95,1 MD, contre 118,3 MD au 31 décembre 2025. La baisse est de 23,2 MD, soit 19,6 %. Par rapport au 30 septembre 2025 (90,5 MD), ils sont toutefois en hausse de 4,6 MD (+5,1 %). Ce désendettement depuis la clôture de l'exercice intervient dans un contexte de hausse des revenus et de baisse de la production.
En conclusion
À fin septembre 2026, la STIP affiche une croissance de son chiffre d'affaires, de 11,2 % au troisième trimestre et de 8,4 % sur neuf mois. Cette croissance repose principalement sur le marché local. La production est en baisse en volume et les exportations sont en net repli sur la période cumulée. Les investissements restent soutenus et l'endettement bancaire a nettement diminué depuis la fin de l'exercice 2025.



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