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BOURSE

UBCI : un PNB en hausse de 11,1 % à fin septembre 2026, porté par le portefeuille-titres

UBCI : un PNB en hausse de 11,1 % à fin septembre 2026, porté par le portefeuille-titres

L'Union Bancaire pour le Commerce et l'Industrie (UBCI) a publié ses indicateurs d'activité au 30 septembre 2026. Sur les neuf premiers mois, la banque a accru ses revenus bien plus vite que ses charges. Ses dépôts, ses crédits et son portefeuille-titres ont progressé dans le même temps. Le résultat brut d'exploitation grimpe de +25,5 %.

Les emplois : crédits et portefeuille-titres en progression

Au 30 septembre 2026, l'encours des crédits nets à la clientèle atteint 3 864,067 MD. Fin décembre 2025, il était de 3 514,826 MD. Il augmente donc de 349,241 MD, soit 9,94 % en neuf mois.

Le portefeuille-titres progresse plus vite. Son encours total s'établit à 1 146,111 MD, contre 988,478 MD à fin 2025, soit une hausse de 157,633 MD (+15,95 %). Le portefeuille-titres commercial (trading book) explique la plus grande partie de cette hausse. Il passe de 428,569 MD à 534,472 MD, en hausse de 105,903 MD (+24,71 %). Le portefeuille-titres d'investissement (banking book) gagne 51,730 MD (+9,24 %) pour atteindre 611,639 MD. Les poids des deux compartiments se rapprochent. Le portefeuille commercial représente désormais 46,63 % de l'encours total, contre 43,36 % à fin 2025. Le portefeuille d'investissement reste majoritaire, mais sa part recule de 56,64 % à 53,37 %.

Les ressources : des dépôts plus abondants mais plus chers

L'encours des dépôts de la clientèle atteint 4 300,542 MD au 30 septembre 2026, contre 3 910,652 MD à fin 2025. La collecte nette s'élève à 389,890 MD, soit une progression de 9,97 %. Elle suit le même rythme que les crédits : le rapport crédits/dépôts reste stable, autour de 89,9 %.

Les dépôts à vue atteignent 2 268,121 MD, en hausse de 131,337 MD (+6,15 %). Ils forment toujours plus de la moitié de la collecte, mais leur poids passe de 54,64 % à 52,74 %. Les dépôts d'épargne augmentent de 70,575 MD (+6,33 %) pour atteindre 1 184,739 MD, et leur part passe de 28,49 % à 27,55 %.

Les dépôts à échéance, cumulés avec les autres sommes dues à la clientèle, progressent le plus nettement. Ils passent de 659,704 MD à 847,682 MD, soit une hausse de 187,978 MD (+28,49 %). Leur poids dans le total des dépôts monte de 16,87 % à 19,71 %.

Emprunts et capitaux propres

Les emprunts et ressources spéciales atteignent 263,286 MD, contre 158,055 MD à fin 2025. Ils augmentent de 105,231 MD, soit 66,58 %. La banque explique leur forte progression sur un an par l'émission de deux emprunts subordonnés totalisant 120 MD et par la mobilisation de deux nouvelles lignes de ressources spéciales totalisant 95 MD. Les capitaux propres, hors résultat de la période, s'établissent à 563,278 MD, contre 523,429 MD à fin 2025, soit une hausse de 39,849 MD (+7,61 %).

Les revenus : le PNB porté par le portefeuille-titres

Au 30 septembre 2026, les produits d'exploitation bancaire atteignent 460,376 MD, contre 423,504 MD un an plus tôt. Ils augmentent de 36,872 MD, soit 8,71 %. Les charges d'exploitation bancaire progressent moins vite : elles passent à 171,269 MD, en hausse de 7,987 MD (+4,89 %). Le produit net bancaire (PNB) atteint ainsi 289,107 MD, contre 260,222 MD à fin septembre 2025, soit une hausse de 28,885 MD (+11,10 %). À titre de comparaison, le PNB de l'ensemble de l'exercice 2025 s'élevait à 351,027 MD.

La marge d'intérêt contribue peu à cette hausse. Les intérêts perçus augmentent de 3,09 % et les intérêts payés de 3,77 %. La marge d'intérêt atteint donc 144,638 MD, en hausse de seulement 3,309 MD (+2,34 %). Elle explique 11,5 % de l'augmentation du PNB.

La marge sur commissions progresse plus franchement. Elle atteint 50,070 MD, en hausse de 4,797 MD (+10,60 %), malgré une hausse de 25,34 % des commissions versées. Elle explique 16,6 % de l'augmentation du PNB.

Les revenus du portefeuille-titres sont le principal moteur. Ils atteignent 94,399 MD, en hausse de 20,779 MD (+28,22 %), et expliquent à eux seuls 71,9 % de l'augmentation du PNB.

Ce dynamisme modifie la composition du PNB :

  • Marge d'intérêt : elle reste la première source de revenus, mais son poids tombe à 50,03 % du PNB, contre 54,31 % à fin septembre 2025 et 52,47 % sur l'exercice 2025.
  • Revenus du portefeuille-titres : leur poids monte à 32,65 %, contre 28,29 % un an plus tôt et 29,27 % sur l'ensemble de 2025.
  • Marge sur commissions : son poids est stable à 17,32 %.

Des charges maîtrisées et une productivité en nette amélioration

Les charges opératoires s'élèvent à 190,562 MD au 30 septembre 2026, contre 181,639 MD un an plus tôt. Elles augmentent de 8,923 MD (+4,91 %).

  • Frais de personnel : ils atteignent 122,703 MD, en hausse de 9,159 MD (+8,07 %), et expliquent l'essentiel de la progression.
  • Charges générales d'exploitation : elles reculent de 0,877 MD (−1,69 %) pour atteindre 51,127 MD.
  • Dotations aux amortissements : elles sont obtenues par différence, faute d'être publiées. Elles atteignent 16,732 MD, contre 16,091 MD, soit une hausse de 0,641 MD (+3,98 %).

Le PNB augmente plus de deux fois plus vite que les charges. Le coefficient d'exploitation s'améliore donc nettement : il s'établit à 65,91 %, contre 69,80 % à fin septembre 2025 et 68,34 % sur l'exercice 2025. Cela représente un gain de près de quatre points en un an.

Le résultat brut d'exploitation (RBE) atteint 98,746 MD, contre 78,708 MD un an plus tôt, soit une hausse de 20,038 MD (+25,46 %). Il représente déjà près de 89 % du RBE de l'ensemble de l'exercice 2025 (111,279 MD). Le taux de marge brute (RBE divisé par les produits d'exploitation bancaire) s'établit à 21,45 %. Il était de 18,58 % au 30 septembre 2025 et de 19,50 % sur l'exercice 2025.

Conclusion

À fin septembre 2026, l'UBCI affiche une croissance équilibrée de son bilan : ses crédits et ses dépôts progressent tous deux d'environ 10 % depuis fin 2025. Ses ressources longues ont été renforcées par des emprunts subordonnés et des ressources spéciales.

La performance de la période repose toutefois surtout sur le portefeuille-titres. Il explique près des trois quarts de la hausse du PNB, alors que la marge d'intérêt progresse peu. Cette dernière subit aussi la hausse des dépôts à échéance, une ressource plus chère. La maîtrise des charges a permis de transformer cette hausse des revenus en une nette amélioration de la productivité et de la rentabilité brute.

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