Malgré des coupures d'électricité récurrentes qui ont pesé sur la production de l'ensemble de ses usines, le groupe One Tech Holding termine les neuf premiers mois de 2026 sur des revenus consolidés de 855,6 millions de dinars, en hausse de 7,1 %. Le troisième trimestre marque une accélération, avec une croissance de 10 % qui doit beaucoup au marché local et au pôle Câblerie.
Un troisième trimestre à deux chiffres
Sur la période allant de juillet à septembre 2026, le groupe One Tech Holding a réalisé des revenus consolidés de 279,6 millions de dinars (MD), contre 254,2 MD au troisième trimestre 2025. Cela représente une progression de 25,4 MD, soit +10,0 %, dans un contexte mondial que le groupe qualifie lui-même de volatil. Le rythme trimestriel dépasse ainsi nettement celui observé sur l'ensemble des neuf mois.
Les ventes à l'export restent le principal moteur de l'activité. Elles s'établissent à 239,8 MD, en hausse de 17,8 MD (+8,0 %) par rapport aux 222,0 MD du troisième trimestre 2025. Le fait marquant du trimestre vient toutefois du marché local. Les ventes locales y bondissent de 23,9 %, passant de 32,1 MD à 39,8 MD, soit 7,7 MD supplémentaires. Ce dynamisme local, trois fois plus rapide que celui de l'export, modifie sensiblement le mix trimestriel. La part du marché tunisien dans les revenus du trimestre passe de 12,6 % à 14,2 %, tandis que celle de l'export recule de 87,4 % à 85,8 %. Le local, qui ne pèse qu'un septième des revenus, a ainsi fourni près de 30 % de la hausse trimestrielle (7,7 MD sur 25,4 MD).
Par métier, selon le groupe, cette performance est essentiellement portée par le pôle Câblerie, dont les revenus progressent de 32,5 % sur le trimestre. Cette dynamique a plus que compensé le repli de 8,9 % enregistré par le pôle Mécatronique.
Une production qui progresse plus vite que les ventes
En valeur cumulée, la production du groupe atteint 871,7 MD au 30 septembre 2026, contre 797,6 MD à la même date de 2025. Elle gagne ainsi 74,1 MD, soit +9,3 %. Le seul troisième trimestre y contribue pour 280,8 MD, en hausse de 27,7 MD (+10,9 %).
Cette croissance de la production dépasse de plus de deux points celle des revenus cumulés (+7,1 %). Sur les neuf premiers mois de 2026, la production excède ainsi les revenus de 16,2 MD. Un an plus tôt, les deux agrégats étaient quasiment à l'équilibre, les revenus dépassant la production de 1,5 MD. À fin septembre, la production cumulée représente déjà 80,5 % de celle de l'ensemble de l'exercice 2025 (1 083,2 MD).
Cette progression a été obtenue en dépit d'un environnement industriel contraint. Le groupe souligne en effet que les perturbations récurrentes de l'approvisionnement en électricité ont affecté la production dans l'ensemble de ses usines.
Neuf mois de croissance, toujours tirés par l'export
Au 30 septembre 2026, les revenus cumulés du groupe s'élèvent à 855,6 MD, contre 799,0 MD un an plus tôt. Ils gagnent ainsi 56,5 MD, soit +7,1 %.
Les ventes à l'export poursuivent leur dynamique et atteignent 743,5 MD, contre 695,9 MD à fin septembre 2025, soit une hausse de 47,6 MD (+6,8 %). Elles expliquent à elles seules 84,2 % de la croissance cumulée. Les ventes locales progressent pour leur part de 8,9 MD (+8,6 %), à 112,1 MD contre 103,2 MD, et contribuent à hauteur de 15,8 % à la hausse des revenus.
Plus rapide sur le marché local que sur l'export, la croissance déplace légèrement la structure des revenus. L'export représente 86,9 % des revenus cumulés à fin septembre 2026, contre 87,1 % un an plus tôt. Le local passe de 12,9 % à 13,1 %. Le profil du groupe reste ainsi celui d'un industriel tourné vers les marchés extérieurs, avec près de 87 % de ses revenus réalisés à l'export.
Rapportés à l'exercice 2025, les revenus des neuf premiers mois de 2026 représentent 79,4 % des 1 078,2 MD réalisés sur l'ensemble de l'année dernière. Le taux de réalisation atteint 80,1 % pour l'export (743,5 MD sur 927,7 MD) et 74,5 % pour le local (112,1 MD sur 150,5 MD). La structure annuelle de 2025 était légèrement plus favorable au marché tunisien, avec une part locale de 14,0 % contre 13,1 % à fin septembre 2026. Ce décalage reflète le poids important du dernier trimestre 2025 pour les ventes locales, qui y avaient atteint 47,3 MD. Le troisième trimestre 2026, avec 279,6 MD de revenus, se situe par ailleurs légèrement au-dessus du quatrième trimestre 2025 (279,2 MD).
Un effort d'investissement soutenu
Poursuivant sa politique de développement, le groupe a consacré 25,6 MD à l'investissement au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 24,2 MD à la même période de 2025. L'enveloppe progresse ainsi de 1,3 MD (+5,4 %). La quasi-totalité de ce montant relève des investissements corporels et incorporels (25,5 MD, +6,5 %), les investissements financiers devenant marginaux. Selon le groupe, ces dépenses ont été principalement orientées vers la mise à niveau et l'extension des capacités industrielles et l'amélioration de la performance opérationnelle et énergétique des usines. Elles servent aussi la poursuite de ses engagements en matière de développement durable. À fin septembre, l'effort d'investissement représente 73,1 % de celui de l'ensemble de l'exercice 2025 (35,0 MD).
Un endettement contenu qui s'allonge
Au 30 septembre 2026, l'endettement global du groupe s'établit à 106,3 MD, contre 103,7 MD à fin décembre 2025. La hausse est donc limitée à 2,6 MD (+2,5 %), un rythme sensiblement inférieur à celui de l'activité. Le groupe la présente comme un accompagnement de la croissance.
La légère augmentation de l'encours provient exclusivement de l'endettement à long et moyen terme. Celui-ci passe de 38,3 MD à fin 2025 à 41,2 MD au 30 septembre 2026, soit une hausse de 3,0 MD (+7,8 %). À l'inverse, l'endettement à court terme s'inscrit en léger repli, de 65,4 MD à 65,0 MD, soit –0,4 MD (–0,6 %). La maturité de la dette s'en trouve allongée. La part du long et moyen terme passe de 36,9 % à 38,8 % de l'endettement total, tandis que celle du court terme recule de 63,1 % à 61,2 %.
En conclusion
À l'issue des neuf premiers mois de 2026, One Tech Holding affiche une trajectoire de croissance régulière. Ses revenus progressent de 7,1 %, sa production de 9,3 %, et son troisième trimestre accélère à +10,0 %. L'export reste le socle de l'activité, mais le marché local, dynamisé par le pôle Câblerie, gagne en contribution. Le groupe maintient cette dynamique malgré les contraintes énergétiques qui ont pesé sur ses usines. Il poursuit en parallèle un effort d'investissement en hausse, tout en maîtrisant un endettement dont la structure se rallonge.




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