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ECONOMIE

Le pétrole chute de plus de 7 %, porté par les espoirs de négociations entre Washington et Téhéran

Le pétrole chute de plus de 7 %, porté par les espoirs de négociations entre Washington et Téhéran

Les cours du pétrole ont fortement reculé lundi 2 novembre 2026, les perspectives d’une avancée diplomatique entre les États-Unis et l’Iran atténuant les craintes sur les approvisionnements du Moyen-Orient. Le Brent a terminé à 104,77 dollars le baril, tandis que le brut américain est repassé sous les 100 dollars.

À la clôture, le contrat à terme sur le Brent a perdu 8,66 dollars, soit 7,63 %. Le West Texas Intermediate (WTI) américain a abandonné 7,66 dollars, soit 7,36 %, pour s’établir à 96,46 dollars le baril, selon Reuters.

La comparaison avec la fin de semaine dernière appelle une précision. Vendredi 30 octobre, le Brent pour livraison en décembre avait effectivement clôturé à 117,64 dollars, mais ce contrat arrivait à expiration. Celui de janvier, devenu la référence, avait terminé à 113,43 dollars : c’est cette dernière valeur qui sert de base au recul de lundi. Le WTI avait, pour sa part, clôturé vendredi à 104,12 dollars.

Le mouvement intervient après de nouveaux signaux d’ouverture de Téhéran. Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a déclaré lundi que le Guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, avait accordé au gouvernement certaines prérogatives pour poursuivre le dialogue. La nature et l’étendue de cette autorisation n’ont pas été précisées ; elle ne peut donc être assimilée à l’octroi de pleins pouvoirs.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a indiqué que son pays avait présenté ses conditions et ses propositions, estimant que la suite dépendait de la « rationalité politique de Washington », selon des propos rapportés par l’agence officielle IRNA et repris par Reuters. Les échanges par l’intermédiaire du Qatar se poursuivent, mais les discussions n’ont pas encore débouché sur une percée diplomatique.

Les investisseurs suivent également les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre. Les démocrates abordent le scrutin avec un avantage dans les intentions de vote nationales, même si la conquête du Sénat apparaît plus difficile que celle de la Chambre des représentants. La perte d’une chambre pourrait compliquer la mise en œuvre du programme de Donald Trump.

Dans une analyse publiée le 15 octobre, Diego Barnuevo, analyste chez Ebury, identifiait précisément la politique budgétaire comme un enjeu majeur du scrutin pour les marchés. Une progression démocrate pourrait limiter les nouvelles initiatives de l’administration, sans pour autant donner à l’opposition la maîtrise exclusive des décisions.

Le président conserverait notamment son droit de veto. Pour le surmonter, le Congrès doit réunir une majorité des deux tiers des membres votants dans chacune des deux chambres, et non au seul Sénat. Le résultat électoral déterminera ainsi le rapport de force budgétaire, tandis que l’évolution des négociations avec l’Iran restera décisive pour les anticipations pétrolières.

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