Valeur sélectionnée :

Sociétés Analyses financières Technique

Tunis Stock Exchange

  • TUNINDEX 20 450,39
  • Day Change -1,90 %
  • YTD +53,28 %
  • Capitaux séance 9,60 MD

Plus fortes hausses

  • CELL 2,08 +4,00 %
  • UMED 10,65 +2,20 %
  • SIPHA 4,88 +1,66 %
  • UIB 37,40 +1,35 %

Plus fortes baisses

  • BNASS 4,75 -4,80 %
  • TLS 40,70 -4,70 %
  • TRE 13,71 -4,45 %
  • BL 2,58 -4,44 %

Indices bourses arabes

  • ADX +0,17 %
  • TASI +0,02 %
  • EGX30 +0,40 %
  • MASI +0,75 %

Indices bourses mondiales

  • TOPIX +1,37 %
  • CSI 300 +1,15 %
  • STOXX 600 +0,02 %
  • S&P 500 -0,01 %

Key Dollar Metrics

  • Pétrole Brent 85,34 -13,53 %
  • Once d'or 4 083,41 +0,75 %
  • Eur/USD 1,1370 +0,04 %
  • VIX Index 18,76 +0,97 %
Inflation et SMIG : en dix ans, les prix ont progressé de 90,1 %, contre 64,1 % pour le salaire minimum.
ECONOMIE

Inflation et SMIG : en dix ans, les prix ont progressé de 90,1 %, contre 64,1 % pour le salaire minimum.

27/07/2026 21:31 47 vues Par Tera Finances

Entre juin 2016 et juin 2026, l’indice général des prix à la consommation a augmenté de 90,1 %, tandis que le SMIG mensuel du régime de 48 heures a progressé de 64,1 %. Si les revalorisations du salaire minimum ont absorbé une partie importante du choc inflationniste, elles n’ont pas permis de préserver entièrement le pouvoir d’achat. Derrière la moyenne générale se cachent, en outre, des évolutions extrêmement disparates : sur les cinq dernières années, les prix sont restés stables pour les services hospitaliers, alors qu’ils ont plus que doublé pour les viandes. Au cours des dix dernières années, entre juin 2016 et juin 2026, l’indice des prix à la consommation familiale de l’ensemble des produits a enregistré une hausse cumulée de 90,1 %. Sur la même période, le salaire minimum interprofessionnel garanti a progressé de 64,1 % pour le régime de 48 heures par semaine et de 62,3 % pour celui de 40 heures. Le SMIG mensuel brut s’établit actuellement à 554,736 dinars dans le régime de 48 heures et à 470,251 dinars dans celui de 40 heures. La comparaison fait ainsi ressortir un écart de 26 points de pourcentage entre l’évolution du niveau général des prix et celle du SMIG de 48 heures. Autrement dit, les revalorisations successives du salaire minimum ont compensé une partie substantielle de l’inflation accumulée, mais elles sont restées insuffisantes pour maintenir intégralement le pouvoir d’achat des salariés rémunérés au minimum légal. Cette moyenne de 90,1 % masque toutefois des trajectoires très contrastées. Parmi les 14 grandes familles de produits et services suivies par l’Institut national de la statistique, l’inflation cumulée sur la décennie varie de seulement 14 % pour les communications à 136 % pour les restaurants et hôtels. Deux quinquennats marqués par un décrochage différent du SMIG La décomposition de la décennie en deux périodes quinquennales successives permet de mieux comprendre la formation de cet écart. Entre juin 2016 et juin 2021, l’inflation cumulée s’est élevée à 34,6 %, tandis que le SMIG mensuel du régime de 48 heures a progressé de 27 %. Le différentiel entre la hausse des prix et celle du salaire minimum a donc atteint 7,6 points de pourcentage. Durant le quinquennat suivant, allant de juin 2021 à juin 2026, le rythme de hausse des prix s’est accéléré. L’inflation cumulée a atteint 41,3 %, contre une revalorisation de 29,2 % du SMIG de 48 heures. L’écart s’est ainsi creusé à 12,1 points. Le décrochage entre le SMIG et l’inflation a donc été plus marqué durant le second quinquennat. Malgré une revalorisation plus importante du salaire minimum entre 2021 et 2026, celle-ci n’a pas suffi à suivre l’accélération générale des prix. 2016-2021 : tabac, restauration et hôtellerie en tête Durant le premier quinquennat, la plus forte inflation cumulée a été enregistrée par le groupe « Boissons alcoolisées et tabac », dont les prix ont progressé de 53,2 %. Le groupe « Restaurants et hôtels » arrive en deuxième position, avec une hausse de 51,4 %. Les produits alimentaires occupent la huitième place du classement, avec une inflation cumulée de 35,7 %, légèrement supérieure à la moyenne générale de la période, établie à 34,6 %. À l’autre extrémité, les communications ont affiché l’évolution la plus modérée, avec une augmentation cumulée des prix limitée à 5,1 % entre 2016 et 2021. 2021-2026 : l’alimentation et l’habillement accélèrent fortement La structure de l’inflation s’est sensiblement transformée durant le deuxième quinquennat. Les articles d’habillement ont enregistré la plus forte hausse, avec une inflation cumulée de 60,2 %. Ils sont suivis de très près par les produits alimentaires, dont les prix ont progressé de 59 %. L’accélération est particulièrement spectaculaire pour l’alimentation. Son inflation cumulée a augmenté de 23,3 points par rapport au quinquennat précédent, au cours duquel elle s’était établie à 35,7 %. Les chaussures se classent en troisième position, avec une hausse cumulée de 57,4 %. Le groupe « Restaurants et hôtels » maintient également un rythme très élevé, avec une nouvelle progression de 55,8 %. L’enseignement apparaît, pour sa part, à la cinquième place du classement, avec une inflation cumulée de 42,4 %, légèrement supérieure à la moyenne générale de 41,3 %. Les communications demeurent une nouvelle fois le groupe le moins inflationniste. Leurs prix n’ont augmenté que de 8,5 % entre 2021 et 2026. Cette évolution relativement contenue peut notamment s’expliquer par les économies d’échelle, la concurrence entre opérateurs et l’amortissement progressif des infrastructures technologiques. De 0 % pour les services hospitaliers à 106 % pour les viandes L’éclatement des 14 grandes familles de consommation en 51 produits et services, selon la nomenclature publiée par l’INS, révèle des écarts encore plus spectaculaires. Les services hospitaliers ont conservé exactement le même niveau de prix entre juin 2021 et juin 2026. Leur inflation cumulée ressort ainsi à 0 %. Les services de téléphonie, d’assurance et les services postaux ont également enregistré des augmentations relativement modérées, inférieures à 10 % sur le dernier quinquennat. À l’opposé, quatre produits appartenant au groupe alimentaire figurent parmi les six postes ayant subi les plus fortes hausses de prix. Hors alimentation, les vêtements ont augmenté de 64,2 %, tandis que les services d’hébergement ont enregistré une envolée de 78,9 %. Dans l’alimentation, les prix des poissons ont progressé de 62 %. Ils sont suivis par les légumes, en hausse de 66,1 %, puis par les fruits, dont les prix se sont envolés de 68,9 %. En tête du classement figurent les viandes, qu’elles soient ovines, bovines ou issues de la volaille, avec une inflation cumulée de 106 %. En l’espace de cinq ans, leur niveau de prix a ainsi plus que doublé. L’inflation ressentie se concentre sur les dépenses essentielles. C’est précisément au niveau de ces produits que se forme une grande partie de l’inflation effectivement ressentie par les ménages, notamment ceux appartenant aux catégories moyennes et modestes. L’indice général des prix repose sur un panier moyen comprenant des produits et services dont les évolutions sont très différentes. Or, les ménages aux revenus les plus faibles consacrent généralement une part plus importante de leur budget à l’alimentation et aux autres dépenses essentielles, c’est-à-dire aux postes qui ont subi certaines des hausses les plus importantes. Une inflation annuelle de 4 % ou 5 % peut paraître relativement limitée lorsqu’elle est observée sur une seule année. Son accumulation produit toutefois des effets considérables. Une hausse de 5 % répétée pendant cinq années successives représente, par exemple, une augmentation totale de près de 28 %. Cette progression peut passer presque inaperçue d’une année à l’autre, mais elle finit par modifier profondément les habitudes de consommation et les arbitrages budgétaires des ménages. Sur la décennie écoulée, les différentes revalorisations du SMIG ont permis d’absorber une partie importante de l’inflation. Elles n’ont toutefois pas suffi à neutraliser complètement la hausse générale des prix, et encore moins l’envolée de certaines dépenses essentielles comme l’alimentation, l’habillement, l’hébergement ou la restauration.

TUNINDEX : jusqu'où le marché peut-il corriger sans compromettre la tendance haussière ?
BOURSE, TECHNIQUE

TUNINDEX : jusqu'où le marché peut-il corriger sans compromettre la tendance haussière ?

27/07/2026 11:10 562 vues Par Aymen Jhidri / Portfolio Manager

Après une progression quasi ininterrompue depuis plusieurs mois, le TUNINDEX a enregistré la semaine dernière un repli de 3,27 %. Ce mouvement a naturellement suscité des interrogations : s'agit-il d'un simple épisode de prise de bénéfices ou du début d'un retournement de tendance ? À ce stade, aucune de ces hypothèses ne peut être privilégiée avec certitude. Chez Tera Finance, nous avons choisi d'aborder cette question sous un angle différent. Plutôt que de nous limiter à l'analyse de l'indice, nous avons étudié les dix valeurs qui représentent les pondérations les plus importantes du TUNINDEX, et qui exercent, de ce fait, l'influence la plus significative sur son évolution. L'objectif de cette analyse est d'identifier, à l'aide de notre modèle Probabilistic Ichimoku, les principales zones d'équilibre probabilistes susceptibles d'être observées dans l'hypothèse d'une poursuite de la consolidation. Ces niveaux ne constituent ni des objectifs de marché, ni des prévisions, mais des scénarios jugés parmi les plus probables par le modèle avant qu'une consolidation ne puisse, le cas échéant, être considérée comme le début d'un changement de tendance. Pourquoi analyser les principales pondérations ? Le TUNINDEX étant un indice pondéré par la capitalisation flottante, toutes les valeurs n'exercent pas la même influence sur son évolution. À elles seules, les dix principales capitalisations représentent un peu plus de 70 % de la pondération de l'indice. Une évolution simultanée de ces valeurs est donc susceptible d'avoir un impact significatif sur la trajectoire du TUNINDEX, même si le reste des actions évolue de manière plus stable. Notre analyse s'est ainsi concentrée sur ces titres afin d'identifier, pour chacun d'eux, les principales zones d'équilibre probabilistes mises en évidence par notre modèle dans l'hypothèse d'une phase de consolidation. Cette approche permet d'apprécier jusqu'où un mouvement de repli pourrait s'étendre, selon les scénarios les plus probables du modèle, tout en demeurant compatible avec le maintien de la tendance haussière de fond. Une approche probabiliste plutôt que prédictive Contrairement aux approches traditionnelles qui cherchent à déterminer un objectif de prix unique, le modèle Probabilistic Ichimoku identifie plusieurs scénarios probabilistes, chacun correspondant à une évolution possible du marché. Pour chaque valeur, le modèle met notamment en évidence deux zones d'équilibre susceptibles d'être observées dans l'hypothèse où le mouvement de consolidation se poursuivrait : une première zone d'équilibre probable, compatible avec une phase de consolidation qui s'inscrirait dans la continuité de la tendance haussière ; une seconde zone d'équilibre probable, correspondant à un scénario de consolidation plus prononcé. Au-delà de cette zone, la probabilité qu'un changement de tendance soit en cours devient plus élevée selon le modèle. Ces niveaux sont calculés à partir de la structure dynamique du modèle Ichimoku et correspondent aux zones qui présentent, selon celui-ci, les probabilités les plus élevées d'être testées dans le cadre de ces scénarios. Il est essentiel de souligner qu'ils ne constituent ni des objectifs de marché, ni des prévisions, ni des passages obligés. Ils représentent uniquement des zones probabilistes issues du modèle. Plusieurs trajectoires demeurent donc possibles. Une valeur peut se limiter à un repli vers la première zone d'équilibre probable avant de reprendre sa tendance haussière. Elle peut également prolonger sa consolidation jusqu'à la seconde zone d'équilibre probable. Mais elle peut tout aussi bien ne connaître qu'un repli limité, voire poursuivre directement sa progression sans atteindre aucune de ces deux zones. L'intérêt d'une approche probabiliste est précisément d'évaluer ces différents scénarios possibles et leur vraisemblance relative, plutôt que de prétendre anticiper avec certitude l'évolution future des cours. Les scénarios identifiés sur les principales pondérations Notre modèle fait ressortir, pour chacune des dix principales pondérations du TUNINDEX, deux zones d'équilibre probables dans l'hypothèse où le mouvement de consolidation se poursuivrait. Le tableau ci-dessous présente, pour chaque valeur, ces deux scénarios ainsi que leur contribution théorique à une éventuelle évolution de l'indice. Ces amplitudes peuvent paraître importantes à première vue. Elles correspondent toutefois à des scénarios probabilistes calculés par le modèle et demeurent, dans leur ensemble, compatibles avec le maintien d'une tendance primaire haussière, en particulier après plusieurs mois de progression presque ininterrompue. Il convient néanmoins de rappeler que ces niveaux ne constituent ni des objectifs de marché ni des passages obligés. Chaque valeur peut ne rejoindre que la première zone d'équilibre probable, poursuivre jusqu'à la seconde, ou encore reprendre sa tendance haussière sans atteindre aucune de ces deux zones. Et pour le Tunindex ? Appliqué directement au TUNINDEX, notre modèle Probabilistic Ichimoku met également en évidence deux principales zones d'équilibre probables dans l'hypothèse où le mouvement de consolidation se poursuivrait. La première se situe aux alentours de 18 000 points, soit un repli d'environ 17 % par rapport au sommet récent. Une seconde zone d'équilibre probable apparaît autour de 15 500 points, correspondant à une baisse proche de 28 %. Ces niveaux sont issus de la lecture multi-horizons du modèle Ichimoku et représentent les principaux scénarios probabilistes identifiés à ce stade. Ils ne constituent ni des objectifs de marché, ni des prévisions, mais des zones techniques susceptibles d'être testées si la consolidation venait à se prolonger. En d'autres termes, une poursuite de la baisse de plusieurs centaines de points ne signifierait pas, à elle seule, que le marché haussier est remis en cause. Selon le scénario effectivement emprunté par le marché, elle pourrait simplement correspondre à une phase normale de consolidation avant une éventuelle reprise de la tendance de fond. Il convient toutefois de rappeler qu'un autre scénario demeure tout aussi possible : le marché peut également reprendre sa progression sans rejoindre aucune de ces deux zones d'équilibre. La correction actuelle reste, à ce stade, limitée. À ce stade, avec un repli d'environ 3,27 % par rapport à son récent sommet, le TUNINDEX demeure sensiblement au-dessus des principales zones d'équilibre probabilistes identifiées par notre modèle. Dans ces conditions, le mouvement observé s'apparente davantage, selon notre lecture actuelle, à une phase de consolidation technique qu'à un changement avéré de la tendance de fond. Cette analyse devra toutefois être réévaluée à mesure de l'évolution du marché. Le comportement des principales pondérations, ainsi que l'ampleur et la durée de l'éventuelle consolidation, seront déterminants pour apprécier si le scénario demeure compatible avec le maintien de la tendance haussière. Enfin, il convient de rappeler que toutes les valeurs n'évoluent pas de manière synchronisée. Certaines peuvent reprendre leur progression rapidement, tandis que d'autres peuvent connaître une consolidation plus marquée, ce qui explique l'intérêt d'une analyse individualisée des principales pondérations du TUNINDEX. Conclusion L'un des principaux enseignements de cette étude est qu'il est souvent contre-productif d'apprécier l'état d'un marché uniquement à partir d'un mouvement de correction de quelques pourcents. L'approche probabiliste permet de replacer les fluctuations de court terme dans un cadre d'analyse plus large, en identifiant les principales zones d'équilibre susceptibles d'être observées selon différents scénarios d'évolution du marché. À ce stade, les niveaux actuellement observés sur le TUNINDEX demeurent compatibles, selon notre modèle, avec un scénario de consolidation s'inscrivant dans la continuité de la tendance haussière de fond. Il convient toutefois de rappeler que les zones présentées dans cette étude ne constituent ni des objectifs de marché, ni des prévisions. Elles correspondent aux scénarios probabilistes actuellement identifiés par notre modèle dans l'hypothèse où le mouvement de consolidation se poursuivrait. La véritable question n'est donc pas de savoir si le marché va nécessairement corriger jusqu'à ces niveaux, mais de disposer de repères techniques permettant d'apprécier, le cas échéant, jusqu'où une consolidation pourrait s'étendre avant que l'hypothèse d'un changement de tendance ne gagne en probabilité. Par Tera Finance Research en collaboration avec Tera Training Avertissement : cette analyse est réalisée à des fins exclusivement pédagogiques et informatives. Les niveaux présentés correspondent à des zones d'équilibre probabilistes identifiées par le modèle Probabilistic Ichimoku dans le cadre de différents scénarios d'évolution du marché. Ils ne constituent ni des objectifs de prix, ni des prévisions, ni des recommandations d'investissement, et ne sauraient être interprétés comme des niveaux que le marché atteindra nécessairement. L'évolution effective des cours peut s'écarter de ces scénarios, y compris par une reprise de la tendance haussière sans que les zones d'équilibre présentées ne soient atteintes.

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