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Croissance européenne : le PIB progresse de 1,3 % sur un an dans la zone euro, la France passe en territoire négatif
ECONOMIE

Croissance européenne : le PIB progresse de 1,3 % sur un an dans la zone euro, la France passe en territoire négatif

30/10/2026 16:22 13 vues Par Tera Finances

La croissance européenne se raffermit légèrement en glissement annuel au troisième trimestre 2026. Selon l’estimation préliminaire publiée par Eurostat le 30 octobre, le produit intérieur brut augmente de 1,3 % dans la zone euro et de 1,5 % dans l’Union européenne par rapport au troisième trimestre 2025. Cette amélioration masque des trajectoires nationales contrastées : l’Espagne conserve une croissance soutenue, l’Allemagne accélère progressivement et la France enregistre un recul de 0,1 %. L’économie européenne affiche une légère accélération de sa croissance sur un an. Au troisième trimestre 2026, le PIB en volume de la zone euro dépasse de 1,3 % son niveau du même trimestre de 2025, après une progression annuelle de 1,2 % au deuxième trimestre. Dans l’ensemble de l’Union européenne, la hausse atteint 1,5 %, contre 1,4 % au trimestre précédent. Les deux ensembles enregistrent ainsi une amélioration de 0,1 point de pourcentage de leur taux de croissance en glissement annuel. L’Union européenne conserve une avance de 0,2 point sur la zone euro. Ces chiffres mesurent l’évolution du volume d’activité par rapport à la même période de l’année précédente. Ils ne correspondent ni à la croissance entre deux trimestres consécutifs ni au taux de croissance de l’ensemble de l’année 2026. Depuis le début de l’année, le rythme annuel s’est progressivement redressé. Dans la zone euro, il est passé de 0,6 % au premier trimestre à 1,2 % au deuxième, puis à 1,3 % au troisième. Dans l’Union européenne, il a évolué de 0,9 % à 1,4 %, puis à 1,5 %. Cette trajectoire traduit un renforcement de la croissance mesurée sur un an, sans pour autant indiquer une accélération continue de l’activité d’un trimestre à l’autre. Parmi les grandes économies présentées dans le communiqué, l’Espagne se distingue avec une croissance de 2,7 % en glissement annuel, après 2,6 % aux premier et deuxième trimestres. Son rythme dépasse de 1,4 point celui de la zone euro et de 1,2 point celui de l’Union européenne. L’Allemagne poursuit également son redressement. La croissance annuelle de son PIB atteint 1,2 %, après 1,0 % au deuxième trimestre et 0,6 % au premier. Elle reste légèrement inférieure à celle de la zone euro, mais l’écart se réduit à 0,1 point, contre 0,2 point au trimestre précédent. La situation française apparaît plus fragile. Le PIB recule de 0,1 % par rapport au troisième trimestre 2025, après une hausse annuelle de 0,5 % au deuxième trimestre et de 0,8 % au premier. Le taux de croissance perd ainsi 0,6 point entre les deuxième et troisième trimestres. La France est le seul des quinze pays pour lesquels le tableau publie des données à enregistrer une variation annuelle négative. En Italie, l’activité reste supérieure à son niveau d’un an auparavant, mais la croissance ralentit à 0,8 %, contre 1,0 % au deuxième trimestre. Les quatre grandes économies présentent donc des situations nettement différentes : une expansion relativement soutenue en Espagne, un raffermissement en Allemagne, une progression limitée en Italie et une légère contraction en France. Le détail des pays disponibles confirme cette dispersion : * Les taux de croissance par rapport au trimestre précédent et par rapport au même trimestre de l'année précédente présentés dans ce tableau sont tous deux calculés sur la base de données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier, sauf indication contraire. Les données non corrigées ne sont pas disponibles pour tous les États membres inclus dans les estimations rapides du PIB. ** Variation en % par rapport au même trimestre de l'année précédente calculée à partir de données corrigées des effets de calendrier. *** L'estimation rapide du PIB irlandais est classée comme « CSO Frontier Series Output ». Une attention particulière doit être portée à l'interprétation de cette estimation, car il s'agit d'un travail expérimental reposant sur des sources de données incomplètes. Cette estimation préliminaire est fondée principalement sur des données relatives à la production et fera donc l'objet de révisions au fil du temps, lorsque les résultats issus de l'approche par les dépenses seront intégrés. L’Irlande affiche la plus forte hausse annuelle parmi les pays présentés, à 3,6 %, après un recul de 0,4 % au deuxième trimestre. Eurostat appelle toutefois à une prudence particulière : cette estimation irlandaise relève d’une série expérimentale, repose sur des sources incomplètes et s’appuie principalement sur les données de production. Elle pourra être révisée à mesure que les données relatives aux dépenses seront intégrées. La Suède conserve une croissance relativement élevée, à 2,8 %, malgré un ralentissement par rapport aux 3,3 % du trimestre précédent. Le Portugal reste également au-dessus des moyennes européennes, avec 2,4 %, contre 2,6 % précédemment. La Lituanie connaît une décélération plus marquée : sa croissance annuelle revient de 3,9 % à 2,3 %, soit une baisse de 1,6 point. À l’inverse, les Pays-Bas accélèrent de 1,6 % à 2,1 %, l’Estonie de 1,8 % à 2,2 % et la Finlande de 1,4 % à 1,8 %. L’amélioration du glissement annuel européen intervient alors que la progression entre trimestres consécutifs ralentit. Sur cette seconde mesure, le PIB augmente de 0,4 % dans la zone euro, après 0,6 % au deuxième trimestre, et de 0,5 % dans l’Union européenne, après 0,7 %. Les deux évolutions ne sont pas contradictoires : la comparaison annuelle dépend également du niveau d’activité observé un an auparavant et de la trajectoire suivie depuis. Ces premiers résultats restent susceptibles de révision. L’estimation européenne repose sur les données de 19 États membres, représentant 96 % du PIB de la zone euro et 94 % de celui de l’Union européenne. Le tableau national publié présente, pour sa part, les résultats de quinze pays. Les taux sont calculés à partir du PIB en volume, ce qui permet de mesurer l’évolution de l’activité en neutralisant l’effet des prix. Les séries sont généralement corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier ; pour les Pays-Bas, la Finlande et la Suède, Eurostat précise que les variations annuelles présentées sont calculées à partir de données corrigées des effets de calendrier. La prochaine estimation du PIB du troisième trimestre est annoncée pour le 13 novembre 2026. Elle permettra de préciser une conjoncture européenne marquée, à ce stade, par une légère amélioration de la croissance sur un an et par des écarts persistants entre les économies nationales.

Gasaat : PhosCo distingue l’appui américain à CrossBoundary du financement du projet minier
ECONOMIE

Gasaat : PhosCo distingue l’appui américain à CrossBoundary du financement du projet minier

30/10/2026 15:02 15 vues Par Tera Finances

PhosCo précise, dans un communiqué publié le 30 octobre 2026, que la subvention américaine destinée à accompagner le projet phosphatier Gasaat est attribuée à CrossBoundary et ne sera pas versée à l’entreprise. Le programme vise à attirer jusqu’à 100 millions de dollars d’investissements, mais aucun accord d’investissement, de financement ou d’achat de production n’a été conclu à ce titre. Après l’annonce du lancement d’un programme américain d’accompagnement, PhosCo en précise la portée financière et commerciale. Dans sa communication officielle du 30 octobre à la Bourse australienne, la société indique que le département d’État américain a retenu CrossBoundary pour conduire un dispositif de mobilisation d’investisseurs et de partenaires autour de Gasaat, dans le bassin phosphatier du Nord tunisien. Cette communication complète l’annonce de l’ambassade des États-Unis en Tunisie, présentée dans notre article « Phosphate tunisien : CrossBoundary entre dans le dispositif américain d’appui à PhosCo ». Elle confirme le passage à la mise en œuvre du programme, tout en distinguant les moyens consacrés à l’accompagnement des capitaux recherchés pour le projet. Une subvention à CrossBoundary, sans versement à PhosCo PhosCo annonce une subvention américaine d’environ 1,5 million de dollars accordée à CrossBoundary. Le communiqué rappelle que l’appel à projets initial prévoyait une enveloppe pouvant atteindre 1 536 511 dollars, destinée à un organisme tiers chargé de faciliter la mobilisation de capitaux privés américains. La société précise qu’elle n’est pas partie à l’attribution de cette subvention et ne recevra aucun fonds au titre de celle-ci. Elle bénéficiera de l’accompagnement mis en place autour de son projet : recherche d’investisseurs, structuration de partenariats commerciaux et accès à des compétences techniques. Cette distinction rejoint l’analyse publiée par Tera Finances le 17 août dans « Projet Gasaat : ce que prépare réellement l’appui américain de 1,536 million de dollars ». Nous soulignions alors que l’enveloppe devait préparer la mobilisation de capitaux privés, sans constituer un financement de la construction ou de l’exploitation de la mine. Jusqu’à 100 millions de dollars recherchés, sans engagement acquis Prévu sur deux ans, le programme vise, selon la formulation retenue par PhosCo, à attirer jusqu’à 100 millions de dollars d’investissements. Ce montant reste un objectif. Le communiqué indique expressément que le dispositif ne constitue un engagement d’aucune partie à investir dans PhosCo, à la financer ou à acheter sa production. Aucun accord d’investissement, de financement ou d’achat de production n’a été conclu à la suite du programme, et son aboutissement à de telles transactions n’est pas garanti. Toute opération éventuelle restera soumise aux vérifications préalables, aux négociations et aux approbations des parties concernées. L’annonce porte donc sur l’organisation d’une démarche de recherche de capitaux et de débouchés, sans établir de levée de fonds réalisée. Trois axes de travail pour préparer les transactions Le mandat de CrossBoundary s’articule autour de trois volets. Le premier concerne la mobilisation de capitaux privés : identification et sélection d’investisseurs, mise en relation avec le projet, organisation de rencontres et préparation d’un espace documentaire permettant les vérifications financières, juridiques et techniques. Le deuxième porte sur les partenariats commerciaux et les accords d’approvisionnement à long terme, avec un accompagnement juridique et commercial pour structurer d’éventuelles coentreprises et négocier les conditions d’achat de la future production. Le troisième prévoit une évaluation technique et économique de la récupération éventuelle de sous-produits. PhosCo pourra également accéder à un consortium réuni par CrossBoundary, associant des compétences en ingénierie, en traitement du phosphate et en droit tunisien. Un rôle américain dans la sélection des partenaires Le communiqué précise que le gouvernement américain participera substantiellement à la mise en œuvre du programme, notamment en approuvant la sélection des investisseurs et des participants commerciaux. Il prévoit aussi une coordination avec la Société américaine de financement du développement international (DFC) et d’autres institutions de financement du développement pour examiner des instruments de dette, de financement mixte et de réduction des risques. Cette coordination ne constitue toutefois pas l’annonce d’un financement accordé par la DFC à Gasaat. PhosCo poursuivra parallèlement ses études techniques, ses travaux d’exploration et ses propres discussions avec des investisseurs et partenaires stratégiques. Pour Gasaat, la prochaine étape décisive sera la traduction de cet accompagnement en engagements financiers et commerciaux effectifs.

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