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Le règlement européen relatif aux emballages et aux déchets d’emballages est devenu applicable le 12 août 2026. Les exportateurs tunisiens, notamment dans l’agroalimentaire, devront progressivement renforcer la traçabilité et la conformité de leurs emballages pour préserver leur accès au principal marché extérieur du pays. Une nouvelle contrainte réglementaire s’ajoute aux conditions d’accès au marché européen. Depuis le 12 août 2026, le règlement européen 2025/40 relatif aux emballages et aux déchets d’emballages est devenu applicable dans l’Union européenne. Connu sous le sigle PPWR, pour Packaging and Packaging Waste Regulation, ce texte a été formellement adopté en 2024 et est entré en vigueur le 11 février 2025. Sa date générale d’application a été fixée au 12 août 2026, avec un déploiement progressif de plusieurs obligations jusqu’à la prochaine décennie. Le règlement couvre tous les emballages, quel que soit leur matériau ou leur pays d’origine. Il concerne donc également les produits fabriqués hors de l’Union européenne dès lors qu’ils sont commercialisés sur son marché. Pour les entreprises tunisiennes, la conformité des emballages devient ainsi une condition supplémentaire de maintien des débouchés européens. Plus de 28 milliards de dinars d’exportations vers l’Union européenne L’enjeu est considérable compte tenu du poids de l’Europe dans le commerce extérieur tunisien. Durant les sept premiers mois de 2026, l’Union européenne a absorbé 70,4 % des exportations du pays. La valeur des ventes tunisiennes vers ce marché a atteint 28,63 milliards de dinars, contre 26,12 milliards durant la même période de 2025, soit une progression de 9,6 %. Les exportations ont augmenté de 6,1 % vers la France, de 8,7 % vers l’Italie et de 1,9 % vers l’Allemagne. Elles ont, en revanche, reculé vers certains partenaires, notamment la Grèce et la Bulgarie. Toutes ces exportations ne sont évidemment pas exposées de la même manière aux nouvelles règles. Le règlement couvre cependant les emballages commerciaux, industriels et de transport. Ses effets dépasseront donc le seul secteur alimentaire pour concerner progressivement de nombreuses activités exportatrices. Les industries agroalimentaires figurent néanmoins parmi les plus directement concernées, en raison des exigences particulières applicables aux matériaux en contact avec les aliments. Une restriction immédiate sur les PFAS Depuis le 12 août, les emballages destinés à entrer en contact avec des produits alimentaires ne peuvent plus être commercialisés dans l’Union européenne lorsque leur teneur en PFAS (Per- and Polyfluoroalkyl Substances) dépasse les seuils prévus par le règlement. Les PFAS, ou substances per- et polyfluoroalkylées, constituent une vaste famille de composés chimiques utilisés notamment pour leurs propriétés de résistance à l’eau, aux graisses et à la chaleur. Ils peuvent être présents dans certains papiers traités, cartons, revêtements, joints ou emballages alimentaires. Le règlement fixe plusieurs limites selon les méthodes de mesure : 25 parties par milliard pour une PFAS déterminée, 250 parties par milliard pour la somme des PFAS ciblées et 50 parties par million pour leur teneur totale, y compris les PFAS polymériques. Pour les exportateurs, la difficulté ne réside donc plus uniquement dans la qualité sanitaire du produit. Ils devront également pouvoir obtenir de leurs fournisseurs des informations fiables sur la composition des emballages et, lorsque cela est nécessaire, des résultats d’analyse ou des certificats démontrant le respect des seuils européens. Les autres dispositions du PPWR seront déployées progressivement. Elles portent notamment sur la réduction du poids et du volume des emballages, leur recyclabilité, l’incorporation de matières recyclées, l’étiquetage harmonisé et, pour certaines catégories, le réemploi. L’agroalimentaire tunisien en première ligne Les exportations tunisiennes du groupe alimentation ont fortement progressé durant les sept premiers mois de 2026. Elles ont atteint 5,68 milliards de dinars, contre 4,60 milliards une année auparavant, soit une hausse de 23,4 %. Leur part dans les exportations totales est ainsi passée de 12,5 % à 14 %. Cette proportion reste inférieure aux 15,4 % enregistrés durant la même période de 2024, mais elle confirme l’importance acquise par l’agroalimentaire dans les recettes en devises. L’huile d’olive représente une part déterminante de cette performance. Ses exportations ont rapporté 3,59 milliards de dinars durant les sept premiers mois de 2026, contre 2,51 milliards une année auparavant, soit une progression de plus de 43 %. Sur l’ensemble de l’année civile 2025, la Tunisie avait exporté 318 000 tonnes d’huile d’olive pour une valeur de 4,07 milliards de dinars, contre 198 300 tonnes et 4,86 milliards de dinars en 2024. La forte hausse des volumes s’était donc accompagnée d’une diminution de la valeur moyenne de la tonne exportée. L’huile d’olive reste principalement exportée en vrac L’exposition de la filière oléicole aux nouvelles règles doit toutefois être appréciée en tenant compte de la structure de ses exportations. Malgré les efforts annoncés en faveur de la valorisation, l’essentiel de l’huile tunisienne continue d’être vendu en vrac, puis conditionné sous d’autres marques sur les marchés de destination, notamment en Italie et en Espagne. Durant la campagne complète 2023-2024, l’huile conditionnée ne représentait que 13,9 % des volumes exportés, avec 26 483 tonnes sur un total de 190 122 tonnes. Sa part dans les recettes atteignait environ 15,2 %, soit 765 millions de dinars sur un total de 5,03 milliards. Les relevés intermédiaires des deux campagnes suivantes confirment cette situation. Pour 2024-2025, la part conditionnée se situait entre 10,4 % et 11,9 % des volumes, selon la date d’observation. Durant la campagne 2025-2026, encore en cours, elle oscille entre 11,5 % et 12,9 %. En valeur, son poids resterait compris entre 15,5 % et 17,2 %. Ces données intermédiaires ne peuvent pas être comparées directement au résultat définitif d’une campagne complète. Elles montrent néanmoins que le vrac représente toujours environ 86 % à 89 % des volumes exportés. Cette structure limite l’exposition directe d’une grande partie de l’huile tunisienne aux emballages destinés au consommateur final, puisque la mise en bouteille est effectuée à l’étranger. Elle ne supprime toutefois pas les obligations liées aux contenants industriels, au transport et aux exigences contractuelles imposées par les importateurs européens. Pour les entreprises tunisiennes qui exportent sous leurs propres marques, les nouvelles règles sont encore plus déterminantes. La conformité des bouteilles, bouchons, étiquettes, cartons et autres composants devra être documentée. À terme, le PPWR pourrait augmenter les coûts de conditionnement, mais aussi favoriser les producteurs capables de proposer des emballages recyclables et traçables. La pêche également concernée Les produits de la pêche constituent un autre secteur sensible. Durant les sept premiers mois de 2026, la Tunisie en a exporté 14 700 tonnes, contre 14 954 tonnes une année auparavant, soit une baisse de 1,7 %. En valeur, les exportations de poissons, crustacés et mollusques ont reculé de 7,4 %, passant de 358 millions à 331,6 millions de dinars. Il serait prématuré d’attribuer cette diminution aux nouvelles règles européennes sur les emballages. Le recul avait commencé avant leur date d’application et peut également s’expliquer par l’évolution des volumes, des prix, des captures ou de la demande extérieure. Le secteur reste cependant particulièrement exposé, compte tenu de l’importance de l’emballage dans la conservation, la congélation et le transport des produits de la mer. La Direction générale des services vétérinaires et le Groupement interprofessionnel des produits de la pêche ont déjà appelé les opérateurs à se préparer aux nouvelles exigences. Un déficit d’information et de capacités documentées À ce stade, aucune estimation consolidée n’est disponible sur le montant des exportations tunisiennes directement concernées par les emballages alimentaires destinés au marché européen. Il n’existe pas non plus de données publiques sur le nombre d’entreprises disposant de tests ou de certifications relatifs aux PFAS. Les capacités tunisiennes d’analyse constituent également une interrogation. Le Centre technique agroalimentaire (CTAA) propose différents services de contrôle et d’assistance aux entreprises, mais aucune offre spécifique clairement documentée pour l’analyse des PFAS dans les emballages alimentaires n’apparaît dans les informations publiques disponibles. De même, aucun chiffrage n’a encore été publié sur les investissements nécessaires pour adapter les chaînes de conditionnement, remplacer certains matériaux ou obtenir les documents de conformité exigés par les clients européens. Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) mène un programme général d’accompagnement des entreprises exportatrices, mais aucun dispositif public spécifiquement consacré au PPWR n’a, pour le moment, été clairement identifié. Cette absence de données constitue elle-même un signal d’alerte. L’application du règlement a commencé, alors que les entreprises ne disposent pas encore d’une cartographie publique des risques, des laboratoires compétents, des matériaux disponibles et des coûts de mise en conformité. Une contrainte, mais aussi un enjeu de valeur ajoutée Les nouvelles règles européennes pourraient peser davantage sur les petites et moyennes entreprises, qui disposent de capacités financières et techniques plus limitées. Elles devront revoir leurs relations avec les fournisseurs d’emballages, renforcer leur documentation et, dans certains cas, financer des essais supplémentaires. Mais cette évolution peut également devenir un facteur de différenciation. Les entreprises capables de maîtriser la traçabilité des matériaux et d’adopter rapidement des solutions recyclables pourront consolider leurs relations avec les distributeurs européens. Pour la filière oléicole, cette transformation rejoint un enjeu plus ancien : augmenter la part de l’huile conditionnée et vendre davantage sous des marques tunisiennes. Le respect des nouvelles normes pourrait ainsi devenir un levier de montée en gamme, à condition que les coûts de certification, d’analyse et d’investissement soient accompagnés. Avec plus de 70 % des exportations tunisiennes destinées à l’Union européenne, l’adaptation au PPWR ne constitue pas un simple dossier environnemental. Elle touche directement la compétitivité, l’accès au marché et la capacité de la Tunisie à conserver une plus grande part de la valeur créée par ses produits. L’urgence consiste désormais à identifier les entreprises exposées, à mettre en place des capacités d’analyse reconnues et à publier un guide opérationnel destiné aux exportateurs. Sans cet accompagnement, une réforme européenne conçue pour réduire les déchets d’emballages risque de devenir une nouvelle barrière technique pour les entreprises tunisiennes les moins préparées. PPWR : c'est le sigle anglais de Packaging and Packaging Waste Regulation (Règlement sur les emballages et les déchets d'emballages), le règlement européen (UE) 2025/40. Il est entré en vigueur le 11 février 2025 et remplace l'ancienne directive sur les emballages par un règlement directement applicable dans tous les États membres, sans transposition nationale. Il fixe des exigences harmonisées sur la composition, la recyclabilité, l'étiquetage et la traçabilité des emballages, avec des restrictions spécifiques sur certaines substances (dont les PFAS pour les emballages alimentaires). C'est ce texte dont plusieurs obligations sont devenues applicables le 12 août 2026.
L’évolution du titre SMART sur une unité de temps hebdomadaire met en évidence une structure technique particulièrement intéressante. Depuis 2023, le titre est passé par trois grandes phases, chacune correspondant à une étape différente dans la construction de la tendance actuelle. 1. Une longue phase d’accumulation autour de 12 DT De 2023 jusqu’à juillet 2025, SMART a évolué dans une large zone de consolidation autour de 12 DT. Cette période, caractérisée par une succession de mouvements latéraux et de faux départs, peut être interprétée comme une phase d’accumulation. Le marché construisait progressivement une nouvelle base avant de déclencher un mouvement directionnel plus important. Le franchissement de cette zone constitue ainsi un signal technique majeur : le titre sort d'une période de plusieurs années de congestion pour entrer dans une nouvelle dynamique. 2. Le breakout et l’installation d’une tendance haussière À partir de juillet 2025, le breakout de la zone de consolidation marque le début d’une véritable phase de tendance. Le mouvement devient progressivement plus structuré, avec une succession de sommets et de creux ascendants. Le titre passe rapidement de la zone des 12 DT vers 18, puis 20 DT, avant d’accélérer nettement au-dessus de 24 DT. Sur cette phase, la dynamique reste clairement haussière. La structure graphique ne présente pas, à ce stade, de signal majeur d’inversion de tendance. 3. Une accélération quasi parabolique depuis début 2026 À partir du début de 2026, le mouvement change de nature. Après une première progression déjà importante, SMART entre dans une phase d’accélération, avec une pente de hausse beaucoup plus forte. Le titre passe rapidement de la zone des 20 DT à près de 30–32 DT. C’est précisément cette accélération qui mérite aujourd’hui une attention particulière. Une tendance peut rester fondamentalement haussière tout en devenant techniquement trop tendue à court terme. Plus la pente devient verticale, plus le risque d'une phase de consolidation ou de respiration augmente. Une tendance haussière… mais une respiration devient probable Le scénario principal reste, à ce stade, haussier. Le prix évolue toujours au-dessus de la structure Ichimoku, tandis que le Kumo futur demeure orienté positivement. La tendance primaire n’est donc pas remise en cause par le simple fait qu’une consolidation puisse intervenir. Au contraire, après une telle accélération, une phase de respiration serait parfaitement saine dans la construction de la tendance. Le scénario à privilégier devient donc celui d’une consolidation horizontale ou d’un retracement contrôlé, plutôt qu’une inversion immédiate de tendance. Autrement dit : La tendance reste haussière, mais le potentiel d’une pause devient de plus en plus important à mesure que le mouvement s’éloigne de sa structure de base. Quels niveaux surveiller ? La zone des 30–32 DT constitue désormais une zone importante à court terme. Une capacité du titre à consolider au-dessus de cette zone renforcerait la possibilité d'une poursuite de la tendance après digestion de la hausse. À l’inverse, une correction plus profonde devra être analysée en fonction de la réaction du prix autour des supports dynamiques de l’Ichimoku et des précédentes zones de breakout. L’élément essentiel sera donc moins de chercher à anticiper un sommet que de surveiller la structure des prochains replis. Un repli accompagné d'une stabilisation et d'une reprise des plus hauts pourrait simplement constituer une nouvelle étape de la tendance. En revanche, une cassure nette et confirmée des principaux supports modifierait progressivement le scénario. Conclusion SMART présente aujourd’hui une structure technique remarquable : accumulation prolongée → breakout → tendance haussière → accélération parabolique. La tendance de fond reste clairement positive, mais le rapport entre vitesse de progression et distance parcourue suggère qu’une phase de respiration devient de plus en plus probable. Pour l’investisseur déjà positionné, la question n’est donc pas nécessairement de sortir parce que le titre a fortement progressé, mais plutôt de gérer la position et surveiller les premiers signes de perte de momentum. Pour un nouvel entrant, en revanche, le contexte est différent : après une telle accélération, attendre une consolidation ou un nouveau point d’entrée mieux structuré peut offrir un meilleur profil risque/rendement. SMART reste haussier. Mais après une accélération aussi importante, le marché pourrait avoir besoin de reprendre son souffle avant de décider de sa prochaine direction.