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Sociétés Analyses financières Technique

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Tunis Ré : primes acceptées en hausse de 2,0 % à 182,9 MD et charges de sinistres sur acceptation en repli de 7,3 % au 30 septembre 2026
BOURSE

Tunis Ré : primes acceptées en hausse de 2,0 % à 182,9 MD et charges de sinistres sur acceptation en repli de 7,3 % au 30 septembre 2026

28/10/2026 23:00 10 vues Par Moez Hadidane

Au terme des neuf premiers mois de l'exercice 2026, la Société Tunisienne de Réassurance (Tunis Ré) affiche un volume de primes acceptées de 182,9 MD, en progression de 2,0 % par rapport au 30 septembre 2025. Conjuguée à un recul de 7,5 % des primes rétrocédées, cette évolution porte les primes nettes à 145,6 MD, en hausse de 4,7 %. Les charges d'acquisition sur acceptation se replient de 2,6 % à 46,6 MD, tandis que les charges de sinistres sur acceptation reculent de 7,3 % à 67,4 MD. Nettes de la part des rétrocessionnaires, ces dernières s'établissent à 60,5 MD, en baisse de 2,5 %. Les produits de placement, en revanche, fléchissent de 5,8 % à 24,9 MD. Une activité de souscription en légère progression, portée par le Retakaful À fin septembre 2026, les primes acceptées par le réassureur national totalisent 182,9 MD, contre 179,3 MD un an plus tôt, soit un gain de 3,6 MD (+2,0 %). Cette progression doit l'essentiel à l'activité Retakaful, dont les primes passent de 18,1 MD à 21,4 MD, en hausse de 18,1 %, alors que l'activité de réassurance conventionnelle demeure quasiment stable à 161,5 MD (+0,2 %). La société y voit une consolidation de son portefeuille ordinaire, dans un contexte de maîtrise des engagements et d'ajustement sélectif de la souscription. Le chiffre d'affaires réalisé sur neuf mois représente 75,2 % des primes acceptées de l'ensemble de l'exercice 2025 (243,2 MD). Selon la société, il correspond à 69 % de ses objectifs annuels, ce qui situe implicitement l'ambition de l'exercice autour de 265 MD. Une rétention accrue des risques Les primes rétrocédées s'établissent à 37,3 MD, en retrait de 3,0 MD (-7,5 %) par rapport au 30 septembre 2025. Le taux de rétrocession revient ainsi de 22,50 % à 20,40 % des primes acceptées, soit un recul de 2,10 points, et le taux de rétention progresse symétriquement à 79,60 %. Sous l'effet combiné de la hausse des acceptations et du repli des cessions, les primes nettes de rétrocession atteignent 145,6 MD, contre 139,0 MD à fin septembre 2025, soit une amélioration de 6,6 MD (+4,7 %). La société interprète cette évolution comme le reflet d'une maîtrise du risque de souscription et d'une meilleure adéquation entre le niveau de couverture et le coût de la protection en rétrocession. Des charges d'acquisition en repli Les charges d'acquisition sur acceptation, qui correspondent aux commissions versées aux cédantes, s'élèvent à 46,6 MD au 30 septembre 2026, contre 47,8 MD un an auparavant, soit une baisse de 1,2 MD (-2,6 %). Rapportées aux primes acceptées, elles représentent 25,46 %, contre 26,66 % au 30 septembre 2025, soit un allègement de 1,20 point. Ce poids reste toutefois supérieur de 1,50 point à celui observé sur l'ensemble de l'exercice 2025 (23,96 %), dont le niveau annuel avait été dilué par d'importantes primes faiblement commissionnées, enregistrées au dernier trimestre, notamment en branche aviation. De leur côté, les commissions reçues des rétrocessionnaires demeurent stables à 4,8 MD (+0,3 %), en dépit du recul des primes cédées. Leur taux rapporté aux primes rétrocédées s'améliore ainsi de 11,86 % à 12,86 %, soit un gain de 1,00 point. Il en résulte des charges d'acquisition nettes de 41,8 MD, en baisse de 1,3 MD (-2,9 %) par rapport au 30 septembre 2025. Rapportées aux primes nettes, elles en représentent 28,69 %, contre 30,96 % un an plus tôt, soit un allègement de 2,27 points. Une sinistralité en net recul Les charges de sinistres sur acceptation s'inscrivent à 67,4 MD au terme des neuf premiers mois de 2026, contre 72,7 MD à la même date de 2025, soit une diminution de 5,3 MD (-7,3 %). Rapportées aux primes acceptées, elles en représentent 36,85 %, contre 40,53 % un an plus tôt, soit une amélioration de 3,68 points. La part des rétrocessionnaires dans les sinistres recule plus fortement encore, à 6,9 MD contre 10,6 MD, soit une baisse de 3,7 MD (-35,0 %). Elle couvre ainsi 10,22 % des charges de sinistres sur acceptation, contre 14,58 % au 30 septembre 2025 (-4,36 points), en cohérence avec la rétention accrue des risques. Au net, les charges de sinistres s'établissent à 60,5 MD, en retrait de 1,6 MD (-2,5 %). Rapportées aux primes nettes, elles en représentent 41,57 %, contre 44,67 % un an plus tôt, soit une amélioration de 3,10 points. La société fait état, pour sa part, d'un ratio de sinistralité de 45 % à fin septembre 2026, contre 43 % un an plus tôt, qu'elle qualifie de maîtrisé grâce à sa gestion des risques et à la baisse de la sinistralité enregistrée. Établi selon sa propre méthodologie, vraisemblablement sur la base des primes acquises et des provisions techniques, ce ratio diffère des rapports calculés directement à partir des seuls agrégats publiés, qui font ressortir une amélioration. Des produits de placement en retrait Les produits de placement totalisent 24,9 MD au 30 septembre 2026, contre 26,4 MD un an auparavant, soit un recul de 1,5 MD (-5,8 %). Ce repli provient des produits financiers de l'activité conventionnelle, qui reviennent de 25,6 MD à 24,0 MD (-6,4 %), alors que ceux du Retakaful progressent de 11,7 % à 0,9 MD. Le seul troisième trimestre fait apparaître un fléchissement plus marqué, les produits financiers revenant de 10,4 MD à 7,8 MD (-24,4 %). La société précise que ces montants intègrent les intérêts courus et non échus pour 2025 et 2026, hors intérêts sur dépôts auprès des cédantes. Conclusion À l'issue des neuf premiers mois de 2026, Tunis Ré présente une activité en progression mesurée, soutenue par le dynamisme du Retakaful et par une rétention accrue des risques, qui se traduit par une croissance de 4,7 % des primes nettes. Cette évolution s'accompagne d'un allègement des charges d'acquisition et d'un recul sensible des charges de sinistres sur acceptation, dont l'effet sur les charges nettes est toutefois atténué par la moindre contribution des rétrocessionnaires. Seul le repli des produits de placement, plus prononcé au troisième trimestre, vient tempérer ce tableau. Le dernier trimestre, traditionnellement marqué par la comptabilisation de primes importantes et des données tardives, sera déterminant pour l'atteinte des objectifs annuels.

Smart Tunisie : une croissance à deux chiffres portés par une marge commerciale en nette amélioration à fin septembre 2026
BOURSE

Smart Tunisie : une croissance à deux chiffres portés par une marge commerciale en nette amélioration à fin septembre 2026

28/10/2026 21:22 21 vues Par Tera Finances

Smart Tunisie confirme en 2026 la vigueur de son activité. Les indicateurs du troisième trimestre montrent une société qui accroît ses volumes et améliore en même temps la rentabilité commerciale de ses ventes. La contrepartie est une trésorerie nette plus tendue, liée à l'accroissement de l'activité. Un troisième trimestre au rythme soutenu Au troisième trimestre 2026, les revenus hors taxes de Smart Tunisie atteignent 133,7 millions de dinars (MD), contre 113,3 MD un an plus tôt. Ils progressent ainsi de 20,4 MD, soit une hausse de 18,0 %. Le coût d'achat des marchandises vendues augmente moins vite que les ventes. Il s'établit à 114,1 MD, contre 97,5 MD au troisième trimestre 2025, en hausse de 16,6 MD (+17,0 %). Cet écart de rythme profite directement à la marge commerciale du trimestre. Celle-ci atteint 19,6 MD, contre 15,8 MD un an auparavant, soit un gain de 3,8 MD (+24,4 %). Le taux de marge commerciale trimestriel passe ainsi de 13,91 % à 14,66 %, une amélioration de 75 points de base. Neuf mois de progression : le chiffre d'affaires franchit le cap des 350 MD Sur les neuf premiers mois de 2026, les revenus cumulés s'élèvent à 356,0 MD, contre 306,1 MD au 30 septembre 2025. Ils gagnent 49,8 MD, soit une progression de 16,3 %. À fin septembre, la société a déjà réalisé l'équivalent de 80,1 % des revenus de l'ensemble de l'exercice 2025, qui s'étaient établis à 444,5 MD. Le coût d'achat des marchandises vendues totalise 299,1 MD, contre 263,4 MD un an plus tôt. Il augmente de 35,7 MD (+13,6 %), soit un rythme inférieur de près de trois points à celui des revenus. La marge commerciale cumulée en bénéficie : elle atteint 56,9 MD, contre 42,8 MD à fin septembre 2025, en hausse de 14,1 MD (+33,0 %). Un taux de marge commerciale à son meilleur niveau de la période Le taux de marge commerciale s'établit à 15,98 % au 30 septembre 2026. Il était de 13,97 % au 30 septembre 2025, ce qui représente une amélioration de 201 points de base. L'écart est encore plus marqué par rapport à l'exercice 2025 complet, clôturé sur un taux de 13,54 % : le gain atteint alors 244 points de base. Le taux du seul troisième trimestre (14,66 %) reste inférieur à la moyenne des neuf mois. Le premier semestre 2026 avait donc dégagé une rentabilité commerciale plus élevée encore, autour de 16,8 %. Une masse salariale maîtrisée au regard de l'activité Les charges de personnel atteignent 8,4 MD au 30 septembre 2026, contre 7,4 MD un an plus tôt, soit une hausse de 1,0 MD (+12,9 %). Sur le seul troisième trimestre, la masse salariale s'élève à 2,8 MD, contre 2,5 MD au même trimestre de 2025 (+12,4 %). Cette évolution accompagne le renforcement des équipes : l'effectif moyen passe de 214 à 222 salariés, soit huit collaborateurs supplémentaires (+3,7 %). Il était de 215 salariés à fin 2025. La masse salariale augmente moins vite que les revenus, ce qui allège son poids relatif. Le ratio masse salariale sur revenus revient à 2,36 % au 30 septembre 2026. Il était de 2,43 % un an plus tôt, soit un recul de 7 points de base, et de 2,46 % sur l'ensemble de l'exercice 2025, soit un recul de 10 points de base. Des charges financières en hausse, en ligne avec l'activité Les charges financières s'élèvent à 13,2 MD au 30 septembre 2026, contre 11,5 MD à fin septembre 2025. Elles progressent de 1,7 MD (+14,8 %). Sur le troisième trimestre, elles atteignent 4,7 MD, contre 4,2 MD un an plus tôt (+12,0 %). Les produits financiers cumulés s'établissent à 4,9 MD, contre 4,6 MD un an auparavant, soit une hausse de 0,3 MD (+6,7 %). Le troisième trimestre marque toutefois un repli : ces produits reculent à 0,8 MD, contre 1,1 MD au troisième trimestre 2025 (−24,8 %). Les charges financières nettes des produits financiers atteignent ainsi 8,3 MD au 30 septembre 2026, contre 6,9 MD un an plus tôt. Elles augmentent de 1,4 MD (+20,3 %). Leur poids dans les revenus passe de 2,24 % à 2,32 %, une hausse de 8 points de base. Selon la société, l'évolution des charges financières s'inscrit dans le prolongement de l'accroissement de l'activité. Une trésorerie nette plus tendue La trésorerie nette ressort négative à −5,9 MD au 30 septembre 2026, contre −1,6 MD au 31 décembre 2025, soit une dégradation de 4,3 MD sur les neuf premiers mois. Au 30 septembre 2025, elle s'établissait à −2,4 MD. La société explique elle aussi cette évolution par la croissance de son activité. Côté fournisseurs, le délai moyen de règlement s'établit à 29 jours au 30 septembre 2026. Il était de 30 jours un an plus tôt comme à fin 2025. Le réseau commercial reste inchangé, avec trois points de vente pour une surface totale de 4 000 unités de surface (unité non précisée par la société). En conclusion À fin septembre 2026, Smart Tunisie affiche une croissance de ses revenus de 16,3 %. Sa marge commerciale progresse deux fois plus vite, de 33,0 %, et son taux gagne 201 points de base sur un an. La masse salariale et l'effectif augmentent, mais à un rythme inférieur à celui des ventes. Les charges financières nettes et la trésorerie nette traduisent quant à elles le besoin de financement qui accompagne cette expansion.

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