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Tunis Stock Exchange

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Plus fortes hausses

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Plus fortes baisses

  • PLAST 1,32 -5,71 %
  • SMD 0,34 -5,56 %
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Indices bourses arabes

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Indices bourses mondiales

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New Body Line : le résultat net chute de 71 % au premier semestre 2026
BOURSE

New Body Line : le résultat net chute de 71 % au premier semestre 2026

18/09/2026 09:42 3 vues Par Tera Finances

New Body Line SA a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026, assortis du rapport d'examen limité de son commissaire aux comptes. Sur fond de net repli de l'activité à l'export, la rentabilité de la société se contracte sensiblement par rapport à un premier semestre 2025 particulièrement favorable, dans un bilan qui reste par ailleurs sain et totalement dépourvu de dette financière. Une activité en repli qui pèse sur toute la chaîne de rentabilité Le chiffre d'affaires de New Body Line s'est établi à 2,6 millions de dinars au 30 juin 2026, en recul de 41 % par rapport aux 4,5 millions de dinars réalisés un an plus tôt. Ce repli est presque entièrement imputable au marché export, qui recule de 47 % à 2,3 millions de dinars, alors que les ventes locales, d'un poids encore marginal, progressent fortement, de 109,0 à 329,3 mille dinars. Les achats consommés reculant plus vite encore que les ventes (-47 %), le taux de marge brute s'améliore paradoxalement, de 59 % à 64 % du chiffre d'affaires. Cette résistance ne suffit toutefois pas à compenser une masse salariale restée quasiment stable (1,2 million de dinars, +1 %) sur une activité amputée de plus de 40 % : l'excédent brut d'exploitation s'effondre de 84 %, à 161,0 mille dinars, et le résultat d'exploitation recule de 75 %, à 110,8 mille dinars. Ce dernier a néanmoins été préservé d'une chute plus sévère grâce à la forte baisse des dotations aux amortissements et provisions (52,5 mille dinars contre 584,8 mille dinars), la société n'ayant pas eu, cette fois, à reconstituer les provisions passées un an plus tôt sur ses avoirs logés auprès de la société d'intermédiation TSI, toujours sous enquête du Conseil du Marché Financier. Un résultat net en repli de 71 %, partiellement amorti par l'impôt Le passage au résultat des activités ordinaires avant impôt (213,0 mille dinars, -75 %) intègre un léger basculement du résultat financier, passé d'une contribution positive de 49,7 mille dinars au premier semestre 2025 à un coût net de 3,0 mille dinars cette année, ainsi qu'un repli de 70 % des produits de placement (105,2 mille dinars contre 351,3 mille dinars), la baisse des revenus tirés des billets de trésorerie n'étant que partiellement compensée par de nouveaux intérêts perçus sur les prêts consentis aux parties liées WAT et Lytess SAS. La charge d'impôt, ramenée à 43,9 mille dinars contre 269,6 mille dinars un an plus tôt (-84 %), a permis d'amortir quelque peu la chute du résultat net, qui s'établit finalement à 169,1 mille dinars, en repli de 71 % par rapport aux 580,9 mille dinars du premier semestre 2025 — soit un bénéfice par action ramené à 0,04 dinar contre 0,14 dinar. La rentabilité des fonds propres, à 2,4 % sur le semestre contre 9 % un an plus tôt, se traduirait, annualisée, par un niveau très inférieur aux 11,7 % effectivement réalisés sur l'ensemble de l'exercice 2025. Un bilan sans dette, une trésorerie toujours confortable Le besoin en fonds de roulement progresse modérément, de 3,7 à 4,0 millions de dinars depuis fin décembre 2025, porté notamment par la hausse des créances clients et des comptes courants actionnaires. New Body Line ne porte, comme au 31 décembre 2025, aucun emprunt ni concours bancaire : sa dette financière brute demeure nulle. Compte tenu de placements et de liquidités nets en repli (respectivement 1,1 million de dinars et 276,3 mille dinars), la trésorerie nette recule de 1,7 à 1,3 million de dinars, un niveau qui reste substantiel. Les flux de trésorerie confirment ce ralentissement : le flux d'exploitation chute de 70 %, à 267,9 mille dinars, tandis que les flux de financement se creusent (-143,2 mille dinars contre -109,2 mille dinars), la société ayant initié le versement de 212,5 mille dinars de dividendes. La trésorerie de clôture s'élève néanmoins à 626,9 mille dinars, en hausse de 25 % depuis le 31 décembre 2025. Ce premier semestre 2026, nettement moins favorable que celui de l'exercice précédent, traduit surtout la sensibilité de New Body Line aux commandes export et à la rigidité de sa masse salariale, dans un contexte où le bilan reste, lui, solide et sans dette.

La Banque du Japon porte son taux à 1,25 %, un sommet depuis 31 ans
ECONOMIE

La Banque du Japon porte son taux à 1,25 %, un sommet depuis 31 ans

18/09/2026 09:05 4 vues Par Moez Hadidane

La Banque du Japon a relevé, vendredi 18 septembre 2026, son taux directeur de 25 points de base, le portant de 1 % à 1,25 %. Ce niveau, inédit depuis 31 ans, marque une nouvelle étape dans la normalisation progressive de la politique monétaire japonaise après plusieurs décennies de taux extrêmement faibles. La décision a été adoptée par sept voix contre deux à l’issue de la réunion de politique monétaire des 17 et 18 septembre. Les deux membres dissidents, Toichiro Asada et Ayano Sato, ont estimé qu’il était préférable d’attendre avant de relever de nouveau le coût du crédit. Des tensions inflationnistes plus largement diffusées Pour justifier son resserrement, la Banque du Japon souligne que les pressions sur les prix ne se limitent plus aux seuls produits importés ou énergétiques. L’inflation de gros demeure élevée et les augmentations de coûts observées dans les échanges entre entreprises commencent à se transmettre aux prix payés par les consommateurs. Selon la banque centrale, l’inflation sous-jacente se rapproche de son objectif de 2 %, dans un contexte où les entreprises continuent de répercuter l’augmentation des salaires et où les anticipations d’inflation progressent. L’inflation hors produits alimentaires frais est restée proche de 2 % en août. Le renchérissement de l’énergie, la faiblesse du yen et la poursuite des augmentations salariales constituent cependant des facteurs susceptibles d’entretenir les tensions sur les prix. La Banque du Japon a ainsi signalé qu’elle restait disposée à poursuivre le relèvement de ses taux si l’économie et l’inflation évoluaient conformément à ses prévisions. Aucun calendrier précis n’a toutefois été communiqué. Une rupture avec plusieurs décennies de politique très accommodante Cette hausse porte le taux directeur japonais à un niveau proche de la fourchette estimée par la Banque du Japon pour le taux nominal neutre, comprise entre 1,1 % et 2,5 %. Le taux neutre correspond théoriquement au niveau qui ne stimule ni ne freine l’activité économique. La décision constitue une nouvelle étape dans la sortie des politiques monétaires exceptionnellement accommodantes qui ont longtemps caractérisé le Japon. La Banque du Japon avait abandonné en 2024 son dispositif de taux négatifs, avant d’engager un cycle de relèvement très graduel. Le rythme reste néanmoins nettement plus lent que celui observé aux États-Unis ou dans la zone euro. À titre de comparaison, la Réserve fédérale américaine a porté son taux dans une fourchette de 3,75 % à 4 %, tandis que le taux de dépôt de la Banque centrale européenne s’établit à 2,50 %. Le yen recule malgré la hausse du taux directeur La réaction du marché des changes peut paraître paradoxale. Malgré le relèvement du taux directeur, le yen s’est déprécié jusqu’à environ 157 yens pour un dollar, son niveau le plus faible depuis le début du mois de septembre. Cette évolution s’explique notamment par le fait que la hausse était largement anticipée par les investisseurs. Les deux votes dissidents et l’absence d’indications plus fermes concernant le calendrier des prochaines décisions ont également donné à l’annonce une tonalité moins restrictive qu’attendu. Une monnaie plus faible renchérit les importations japonaises, notamment celles de pétrole et de gaz, et peut ainsi alimenter l’inflation. Elle soutient en revanche la compétitivité des entreprises exportatrices, ce qui a contribué à la progression des actions japonaises après la décision. Les analystes interrogés par Reuters anticipent, en moyenne, un relèvement du taux à 1,50 % d’ici la fin de mars 2027, puis à 1,75 % au deuxième trimestre de la même année. Ces projections constituent des anticipations de marché et non des engagements de la Banque du Japon. Une normalisation monétaire sous contrainte La Banque du Japon doit désormais trouver un équilibre délicat. Un resserrement trop lent risquerait d’accentuer la faiblesse du yen et d’alimenter l’inflation importée. À l’inverse, des hausses trop rapides pourraient peser sur la consommation, l’investissement et le financement d’une dette publique japonaise particulièrement élevée. Le choc énergétique complique encore cet arbitrage. Le Japon dépend fortement des importations d’hydrocarbures et demeure donc vulnérable à une hausse durable des cours du pétrole et du gaz. Le renchérissement de l’énergie réduit le revenu réel des ménages et les marges des entreprises, tout en exerçant une pression supplémentaire sur les prix. Quel intérêt pour la Tunisie ? La décision de la Banque du Japon n’a pas d’incidence directe chiffrée sur l’économie tunisienne. Elle confirme néanmoins l’élargissement du cycle mondial de resserrement monétaire, après les décisions prises ou envisagées par la Réserve fédérale, la BCE et la Banque d’Angleterre. La hausse des taux japonais peut également provoquer le débouclage de certaines opérations internationales financées à faible coût en yens, connues sous le nom de « carry trade ». Une réduction de ces positions pourrait accroître la volatilité des devises, des obligations et des marchés d’actions internationaux. Pour les économies émergentes, la combinaison de taux mondiaux plus élevés, d’un dollar ferme et d’une énergie coûteuse peut durcir les conditions de financement extérieur. L’impact propre à la Tunisie dépendra toutefois principalement de l’évolution des taux européens, du dollar, des prix de l’énergie et de la politique monétaire de la Banque centrale de Tunisie. La décision japonaise illustre ainsi un changement plus général : même la dernière grande banque centrale longtemps associée aux taux proches de zéro considère désormais que les risques inflationnistes justifient un resserrement supplémentaire.

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