Tunis Stock Exchange
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L’inflation annuelle dans la zone euro s’établirait à 4 % en octobre 2026, contre 3,8 % en septembre, selon l’estimation rapide publiée par Eurostat le 4 novembre. L’énergie affiche la hausse la plus marquée, à 20,8 % sur un an, contre 18,9 % le mois précédent. La pression énergétique s’accentue : sur le seul mois d’octobre (glissement mensuel), les prix de l’énergie augmenteraient de 1,4 %, contre 0,4 % pour l’ensemble des prix à la consommation. Les autres composantes enregistrent des progressions annuelles plus modérées. Les services afficheraient, en glissement annuel, une hausse de 3,3 %, contre 3,2 % en septembre. L’alimentation, l’alcool et le tabac progresseraient de 1,6 %, contre 1,3 %, tandis que les biens industriels hors énergie augmenteraient de 1,2 %, après 1,1 %. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie, l’alimentation, l’alcool et le tabac, resterait toutefois stable à 2,5 %. Hors énergie uniquement, elle se maintiendrait à 2,3 %, soulignant le poids de la flambée énergétique dans le niveau de l’inflation globale. Ces estimations restent provisoires. Eurostat publiera les données complètes d’octobre le 18 novembre 2026.
Le nombre de comptes spéciaux d'épargne ouverts auprès des banques résidentes est revenu de 5,206 millions à fin 2024 à 4,901 millions à fin 2025, soit un recul de 5,9 %. C'est ce que révèle la section consacrée à la bancarisation du 15ᵉ rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur la supervision bancaire. Dans le même temps, les comptes à vue progressent, le parc de cartes repart à la hausse et les paiements par carte continuent de croître, tandis que le réseau d'agences reste concentré à 67 % sur le Grand Tunis et le Centre-Est. Moins de comptes, mais plus de comptes à vue Le nombre total de comptes bancaires a diminué de 1,8 % en un an, passant de 10,682 millions à 10,495 millions, soit environ 187 000 comptes de moins. C'est la première baisse sur la période 2021-2025 couverte par le rapport, après une progression continue depuis 9,798 millions en 2021. Ce repli est entièrement imputable aux comptes spéciaux d'épargne, qui perdent 305 000 unités (-5,9 %). Avec 4,901 millions de comptes, ils tombent à leur plus bas niveau de la période, en deçà même des 5,020 millions de 2021. Ils avaient culminé à 5,295 millions en 2022 avant d'entamer un léger tassement en 2023 et 2024. Les comptes à vue poursuivent, eux, leur progression. Ils passent de 3,820 millions à 3,865 millions, soit une hausse de 1,2 %, et gagnent du terrain chaque année depuis 2021 (3,463 millions). Le rapport ne commente pas les causes du recul de l'épargne. 1- Nombre d’habitants par agence bancaire. 2- Cette baisse est expliquée par l’opération d'assainissement des cartes non actives. Les cartes rebondissent, les paiements accélèrent Le parc de cartes bancaires a augmenté de 7,3 % pour atteindre 5,9 millions de cartes à fin 2025. Ce rebond fait suite à la chute de 2024, année où le parc était tombé de 7,1 millions à 5,52 millions. Le rapport explique cette baisse par une opération d'assainissement des cartes non actives. Le niveau de 2025 reste donc inférieur à celui de 2023. L'usage de la carte, lui, ne faiblit pas. Le nombre de transactions monétiques passe de 151,5 millions à 164,9 millions (+8,8 %) et leur volume de 26 263 MDT à 29 498 MDT (+12,3 %). Le montant moyen par transaction ressort ainsi à près de 179 dinars, contre 173 dinars un an plus tôt. Depuis 2021, le nombre de transactions a progressé de près de 49 % et leur volume de 66 %. Le réseau d'automates reste en revanche stable, avec 3 300 distributeurs et guichets automatiques (DAB et GAB) à fin 2025, contre 3 305 un an plus tôt. Un réseau d'agences toujours concentré sur le littoral Les banques résidentes comptent 2 081 agences en activité à fin 2025, contre 2 064 un an plus tôt, soit 17 ouvertures nettes. La densité du réseau s'améliore à peine : une agence pour 5 754 habitants, contre une pour 5 759 en 2024 et une pour 5 906 en 2021. La répartition géographique reste très déséquilibrée. Le Grand Tunis concentre à lui seul 40,2 % des agences et le Centre-Est 26,6 %, soit les deux tiers du réseau (67 %). Dans le découpage des annexes du rapport, le Centre-Est regroupe les gouvernorats de Sfax, Sousse, Mahdia et Monastir. Viennent ensuite le Nord-Est (12,5 %) et le Sud-Est (6,5 %). Les trois régions de l'ouest du pays ferment la marche : Nord-Ouest (5,6 %), Centre-Ouest (4,4 %) et Sud-Ouest (4,1 %). Ensemble, elles ne totalisent que 14,1 % des agences. Non-résidentes, leasing et établissements de paiement Le réseau des banques non-résidentes est inchangé par rapport à 2024, avec 13 agences : 7 dans le Grand Tunis, 4 dans le Centre-Est et 2 dans le Nord-Est. Les établissements de leasing conservent eux aussi un réseau stable de 69 agences. Leur géographie diffère de celle des banques : c'est le Centre-Est qui arrive en tête avec 34,8 % du réseau, devant le Grand Tunis (23,2 %), le Nord-Est (14,5 %) et le Sud-Est (13,0 %). Le Centre-Ouest n'en accueille que 1,4 %. Enfin, les établissements de paiement totalisent 3 629 points de vente à fin 2025. Leur maillage est le plus équilibré des quatre réseaux : le Grand Tunis en détient 29 % et le Centre-Est 19 %, tandis que le Nord-Ouest et le Nord-Est en comptent chacun 13 %, le Sud-Ouest 9 %, le Centre-Ouest et le Sud-Est 8 % chacun.
| Société | Date de publication | Communiqué |
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