Tunis Stock Exchange
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Au premier semestre 2026, le produit net bancaire progresse de 1,9 % et le bénéfice net de 10,3 %. La croissance des revenus de portefeuille, des commissions et du résultat de change compense la contraction de la marge d’intérêt. Au bilan, la collecte augmente de 3,3 %, tandis que la hausse des créances classées pèse sur leur taux de couverture. Au 30 juin 2026, la BIAT affiche un total bilan de 28 039,0 MDT, en hausse de 5,4 % par rapport à fin décembre 2025. Cette progression s’accompagne d’un renforcement des dépôts, d’une croissance modérée des crédits à la clientèle et d’une augmentation beaucoup plus soutenue des portefeuilles-titres. Sur le plan des résultats, la banque parvient à améliorer son bénéfice malgré un PNB peu dynamique, grâce à une forte diminution du coût du risque. Une collecte en hausse de 730,6 MDT Les dépôts et avoirs de la clientèle atteignent 23 021,6 MDT au 30 juin 2026, contre 22 291,0 MDT à fin 2025. La collecte progresse ainsi de 730,6 MDT, soit 3,3 % en six mois. Les dépôts à vue demeurent la première composante, avec 10 740,1 MDT. Leur hausse reste toutefois limitée à 66,1 MDT, ou 0,6 %, et ne représente que 9,0 % de la collecte nette du semestre. Leur poids dans les dépôts recule ainsi de 47,9 % à 46,7 %. Les comptes d’épargne augmentent de 177,3 MDT, soit 3,1 %, pour atteindre 5 919,5 MDT. Ils contribuent à hauteur de 24,3 % à la variation totale et conservent un poids presque stable, à 25,7 % des dépôts contre 25,8 % à fin décembre. Le principal moteur de la collecte réside dans les « autres sommes dues à la clientèle », masse analytique regroupant l’ensemble des dépôts autres que les dépôts à vue et l’épargne. Leur encours passe de 5 874,8 MDT à 6 362,1 MDT, en hausse de 487,2 MDT ou 8,3 %. Cette catégorie fournit 66,7 % de la collecte du semestre et porte sa part dans les dépôts de 26,4 % à 27,6 %. Des crédits peu dynamiques et une remontée des créances classées Les créances nettes sur la clientèle s’élèvent à 13 208,5 MDT, contre 13 045,4 MDT à fin 2025, soit une progression de 163,1 MDT ou 1,3 %. Avant provisions et agios réservés, les crédits bruts atteignent 14 546,6 MDT, en hausse de 165,9 MDT ou 1,2 %. L’analyse des engagements bilan et hors bilan fait néanmoins ressortir une évolution moins favorable de la qualité des actifs. Les engagements sains reculent de 356,5 MDT, ou 2,2 %, à 16 056,9 MDT, tandis que les engagements classés augmentent de 83,5 MDT, ou 7,1 %, pour atteindre 1 254,0 MDT. Rapportés à des engagements bruts concernés de 17 310,9 MDT, les engagements classés représentent 7,24 %, contre 6,66 % à fin décembre 2025. Parallèlement, les provisions et agios réservés affectés aux créances classées atteignent 949,0 MDT, pour un taux de couverture de 75,7 %, contre 80,8 % six mois auparavant. Cette baisse s’explique par une progression des couvertures nettement moins rapide que celle des engagements classés. Le portefeuille-titres global, commercial et d’investissement, atteint pour sa part 7 790,9 MDT, en hausse de 706,5 MDT ou 10,0 %. Le portefeuille commercial a plus que doublé, à 9,0 MDT, sous l’effet de l’inscription de 4,7 MDT de titres de transaction, principalement des bons du Trésor assimilables. Le portefeuille d’investissement progresse de 701,8 MDT, ou 9,9 %, à 7 781,9 MDT. Son encours brut a été soutenu par 791,8 MDT d’acquisitions et de libérations, dont 626,4 MDT de titres d’investissement et 150,0 MDT de fonds gérés. Ces mouvements ont été partiellement compensés par 127,4 MDT de cessions, liquidations ou remboursements. Le PNB résiste grâce aux revenus hors marge d’intérêt Au premier semestre 2026, les produits d’exploitation bancaire augmentent de 2,2 %, à 1 270,3 MDT, tandis que les charges d’exploitation bancaire progressent de 2,9 %, à 467,6 MDT. Le PNB ressort ainsi à 802,7 MDT, contre 788,1 MDT un an plus tôt, soit une hausse de 14,6 MDT ou 1,9 %. Cette progression masque une recomposition sensible des revenus. La marge nette d’intérêt recule de 27,1 MDT, ou 9,5 %, à 258,4 MDT. Les intérêts et revenus assimilés diminuent de 1,9 %, notamment sous l’effet du recul des intérêts sur les crédits à la clientèle, alors que les charges d’intérêts augmentent de 2,9 %, sous la pression des dépôts de la clientèle et des emprunts obligataires et subordonnés. La marge d’intérêt ne représente plus que 32,2 % du PNB, contre 36,2 % au premier semestre 2025. À l’inverse, la marge sur commissions progresse de 10,4 MDT, ou 7,7 %, à 144,9 MDT. Son poids dans le PNB passe de 17,1 % à 18,0 %. Le résultat de change augmente de 8,4 MDT, ou 8,7 %, à 105,5 MDT, et représente 13,1 % du PNB contre 12,3 % un an auparavant. Les revenus de portefeuille constituent désormais la première composante du PNB. En intégrant les gains sur le portefeuille commercial hors change et les revenus du portefeuille d’investissement, ils atteignent 294,0 MDT, en hausse de 22,9 MDT ou 8,4 %. Leur poids dans le PNB s’élève à 36,6 %, contre 34,4 % au premier semestre 2025. Cette progression provient principalement des revenus du portefeuille d’investissement, notamment des intérêts sur titres et des revenus des participations dans les entreprises liées. Sur les 14,6 MDT de PNB supplémentaire, les revenus de portefeuille apportent 22,9 MDT, soit une contribution de 156,7 %. Les commissions contribuent à hauteur de 71,3 % et le change à hauteur de 57,8 %. Ces apports sont en partie absorbés par la contribution négative de 185,8 % de la marge d’intérêt. Le coût du risque devient le principal soutien du bénéfice Les charges opérationnelles augmentent de 5,0 %, à 372,3 MDT. Les frais de personnel progressent de 8,5 %, à 221,5 MDT, et les dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations de 10,5 %, à 26,1 MDT. Cette hausse est légèrement atténuée par le recul de 1,7 % des charges générales d’exploitation, à 124,7 MDT. Le coefficient d’exploitation se dégrade ainsi de 45,0 % à 46,4 %. Avant coût du risque, le résultat d’exploitation ressort à 436,2 MDT, en baisse de 0,8 %, la faible croissance du PNB ne compensant pas entièrement l’augmentation des charges et le recul des autres produits d’exploitation. Le coût du risque diminue en revanche de 55,6 MDT à 25,4 MDT, soit une baisse de 54,6 %. Il ne représente plus que 3,2 % du PNB, contre 7,1 % un an auparavant. Cette détente permet au résultat d’exploitation publié de progresser de 7,0 %, à 410,7 MDT. Après un solde négatif non significatif de 0,1 MDT sur les autres éléments ordinaires, l’impôt sur les bénéfices atteint 139,3 MDT, en hausse de 1,1 %. Il comprend la contribution sociale de solidarité et la contribution conjoncturelle. Le résultat net s’établit finalement à 271,4 MDT, contre 246,1 MDT au premier semestre 2025, soit une progression de 25,3 MDT ou 10,3 %. La marge nette s’améliore de 19,8 % à 21,4 % des produits d’exploitation bancaire. Calculé sur les capitaux propres de clôture hors résultat de la période, le ROE semestriel non annualisé ressort à 12,8 %, contre 12,4 % un an plus tôt. Une trésorerie renforcée au terme du semestre Les flux de trésorerie d’exploitation atteignent 621,4 MDT, contre 189,6 MDT au premier semestre 2025. Leur amélioration est principalement portée par les flux liés aux dépôts de la clientèle, auxquels s’ajoutent une baisse des décaissements d’impôt et des sorties moins importantes au titre des prêts et avances. Les investissements ont absorbé 471,3 MDT, contre 510,2 MDT un an auparavant. Les flux de financement demeurent également négatifs, à 47,7 MDT, mais s’améliorent nettement grâce à l’augmentation des ressources d’emprunt, tandis que les dividendes versés restent inchangés à 244,8 MDT. Après une incidence positive de change de 11,3 MDT, la trésorerie augmente de 113,7 MDT sur le semestre, alors qu’elle avait diminué de 501,6 MDT au premier semestre 2025. Les liquidités et équivalents de liquidités atteignent ainsi 3 421,7 MDT au 30 juin 2026, en hausse de 3,4 % par rapport aux 3 308,1 MDT enregistrés à fin décembre 2025.
Au premier semestre 2026, Attijari Bank a accru son produit net bancaire de 5,1 % et son résultat net de 5,9 %. La forte contribution du portefeuille d’investissement et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle ont toutefois été accompagnées d’une hausse du coût du risque et d’une légère détérioration des indicateurs de qualité des engagements. Une collecte dynamique, principalement portée par les dépôts à vue Au 30 juin 2026, les dépôts et avoirs de la clientèle d’Attijari Bank atteignent 11 969,6 MDT, contre 11 435,0 MDT à fin décembre 2025. La collecte a ainsi progressé de 534,6 MDT en six mois, soit 4,7 %. Les dépôts à vue, dettes rattachées comprises, constituent le premier moteur de cette hausse. Leur encours s’est renforcé de 304,1 MDT, ou 5,6 %, à 5 689,3 MDT. Ils ont généré 56,9 % de la collecte nette et représentent désormais 47,5 % des dépôts, contre 47,1 % à fin 2025. Les comptes d’épargne ont augmenté de 142,8 MDT, ou 3,7 %, pour atteindre 4 046,2 MDT. Leur contribution à la croissance totale ressort à 26,7 %, tandis que leur poids s’est légèrement replié de 34,1 % à 33,8 %. Les autres sommes dues à la clientèle, se sont élevées à 2 234,1 MDT, en progression de 87,8 MDT ou 4,1 %. Elles comprennent notamment les bons de caisse, les comptes et placements à terme, les pensions livrées, les certificats de dépôt et les autres dettes rattachées. Cette masse a contribué à hauteur de 16,4 % à la collecte et représente 18,7 % du total, contre 18,8 % six mois auparavant. Repli des crédits et remontée du taux des créances classées Les créances nettes sur la clientèle ont reculé de 248,7 MDT, ou 3,5 %, à 6 887,6 MDT. Avant provisions et agios réservés, les crédits bruts au bilan ressortent à 7 264,1 MDT, contre 7 492,8 MDT à fin décembre 2025, soit une baisse de 228,7 MDT ou 3,1 %. Cette contraction provient principalement des crédits à court terme, en diminution de 325,4 MDT, et des financements en devises, en recul de 72,8 MDT. Elle a été partiellement compensée par une hausse de 129,1 MDT des crédits à long terme et de 98,1 MDT des comptes courants débiteurs. Les engagements sains, comprenant les créances de bilan et les engagements hors bilan concernés, se sont établis à 8 538,5 MDT, en baisse de 95,6 MDT. Dans le même temps, les engagements classés ont augmenté de 34,9 MDT, ou 7,1 %, à 528,7 MDT. Le taux des créances classées (calculs de Tera Finances) ressort ainsi à 5,83 %, contre 5,41 % à fin décembre 2025. Le calcul rapporte 528,7 MDT d’engagements classés à un total brut de 9 067,3 MDT, constitué de 8 538,5 MDT d’engagements sains et de 528,7 MDT d’engagements classés. Le taux de couverture (calcul de Tera Finances) s’établit à 72,21 %, contre 73,16 % à fin 2025. Dans sa note consacrée aux événements postérieurs à la clôture, Attijari Bank mentionne le décret encadrant les financements d’honneur et indique qu’elle mettra en œuvre ce dispositif conformément aux nouvelles exigences réglementaires. Les états financiers ne chiffrent toutefois ni l’enveloppe à mobiliser ni les engagements correspondant au seuil d’au moins 8 % du bénéfice réalisé en 2025. Le portefeuille-titres global a progressé de 95,2 MDT, ou 2,8 %, à 3 494,6 MDT. Le portefeuille commercial s’est contracté de 16,4 MDT, à 9,3 MDT, notamment sous l’effet des cessions de SICAV et de titres cotés, dont une partie a été transférée vers le portefeuille d’investissement. Celui-ci a augmenté de 111,6 MDT, à 3 485,3 MDT, porté principalement par les bons du Trésor assimilables, en hausse de 167,0 MDT, et les fonds gérés, en progression de 71,7 MDT. La disparition des BTCT, dont l’encours atteignait 124,0 MDT à fin 2025, a atténué cette croissance. Le portefeuille d’investissement devient le premier moteur du PNB Les produits d’exploitation bancaire ont atteint 613,1 MDT, en hausse de 4,9 %, tandis que les charges d’exploitation bancaire ont progressé de 4,5 %, à 238,3 MDT. Le produit net bancaire s’est ainsi établi à 374,8 MDT, en augmentation de 18,3 MDT ou 5,1 %. La composition de cette croissance révèle néanmoins un net déplacement des moteurs de revenus. La marge nette d’intérêts a reculé de 35,9 MDT, ou 22,3 %, à 125,0 MDT, sous l’effet combiné d’une baisse des intérêts perçus et d’une hausse des charges d’intérêts. Son poids dans le PNB est revenu de 45,1 % à 33,4 %. La marge sur commissions s’est également contractée de 2,4 MDT, à 64,1 MDT, et représente 17,1 % du PNB, contre 18,7 % un an auparavant. À l’inverse, le résultat de change a progressé de 5,0 MDT, ou 14,9 %, à 38,5 MDT, portant sa contribution au PNB de 9,4 % à 10,3 %. Les revenus du portefeuille ont surtout bondi de 51,6 MDT, à 147,1 MDT. Ils comprennent 1,5 MDT de gains sur le portefeuille commercial hors change et 145,6 MDT de revenus du portefeuille d’investissement. Leur poids dans le PNB est passé de 26,8 % à 39,3 %. Cette hausse représente 281,9 % de la progression nette du PNB et a plus que compensé les contributions négatives de la marge d’intérêts et des commissions. Les charges opérationnelles ont augmenté à un rythme plus modéré que le PNB. Les frais de personnel ont progressé de 1,2 %, à 133,4 MDT, les charges générales d’exploitation de 5,9 %, à 46,9 MDT, et les dotations aux amortissements de 5,1 %, à 10,4 MDT. Au total, les charges opérationnelles ressortent à 190,7 MDT, en hausse de 2,6 %. Le coefficient d’exploitation s’est ainsi amélioré de 52,2 % à 50,9 %. Avant coût du risque, le résultat d’exploitation atteint 192,7 MDT, en progression de 8,0 %. Le coût du risque économique s’est toutefois élevé à 21,8 MDT, contre 11,4 MDT, et représente désormais 5,8 % du PNB, contre 3,2 %. Après cette charge, le résultat d’exploitation publié ressort à 170,9 MDT, en hausse de 2,3 %. Le résultat net progresse, soutenu par les autres éléments ordinaires Le solde des autres éléments ordinaires s’est redressé de manière significative, passant d’une perte de 0,9 MDT à un gain de 12,4 MDT. Les notes ne fournissent cependant aucune ventilation permettant d’identifier l’origine de cette amélioration. La charge d’impôt a augmenté de 20,6 %, à 60,3 MDT. Elle représente 32,9 % du résultat avant impôt, contre 30,1 % un an plus tôt. Le résultat net semestriel atteint ainsi 123,1 MDT, contre 116,2 MDT au premier semestre 2025, soit une progression de 6,9 MDT ou 5,9 %. La marge nette s’améliore légèrement, de 19,9 % à 20,1 % des produits d’exploitation bancaire. Sur la base des capitaux propres de clôture hors résultat de la période, le ROE semestriel non annualisé ressort à 13,37 %, contre 12,94 % au 30 juin 2025. Une forte génération de trésorerie Les flux nets d’exploitation ont atteint 749,3 MDT, en hausse de 112,4 MDT ou 17,7 %. Les activités d’investissement ont dégagé un flux positif de 24,9 MDT, contre une consommation de 381,4 MDT un an auparavant. Cette évolution reflète notamment la baisse des acquisitions nettes de titres d’investissement et la forte progression des intérêts et dividendes encaissés. Les activités de financement ont absorbé 210,8 MDT, contre 176,1 MDT, essentiellement sous l’effet des 210 MDT de dividendes versés. La variation nette de trésorerie s’est ainsi élevée à 563,5 MDT, contre 79,4 MDT au premier semestre 2025. À fin juin 2026, les liquidités et équivalents de liquidités atteignent 1 959,9 MDT, en hausse de 563,5 MDT ou 40,3 % par rapport aux 1 396,4 MDT enregistrés à fin décembre 2025.