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Afreximbank accélère au premier semestre 2026 et porte son bénéfice à 534,7 millions de dollars
ECONOMIE

Afreximbank accélère au premier semestre 2026 et porte son bénéfice à 534,7 millions de dollars

24/08/2026 17:20 12 vues Par La rédaction

La banque panafricaine affiche une croissance soutenue de ses activités, une amélioration de sa rentabilité et un recul du taux de créances douteuses. Son bilan élargi, intégrant les engagements conditionnels, atteint désormais 52,3 milliards de dollars. Afreximbank a franchi le cap du premier semestre 2026 sur une trajectoire de croissance solide. Dans un environnement international encore marqué par les tensions économiques, la Banque africaine d’import-export et ses filiales ont renforcé leur bilan tout en améliorant sensiblement leur rentabilité. Au 30 juin 2026, le total des actifs et des engagements conditionnels du Groupe s’est établi à 52,3 milliards de dollars, contre 48,5 milliards de dollars à la fin de 2025, soit une progression de 7,8 %. Cette évolution repose principalement sur l’expansion des activités de financement. Les prêts et avances nets ont ainsi augmenté de 5,7 %, passant de 33,5 milliards à 35,4 milliards de dollars en six mois. Cette montée en puissance du portefeuille de crédits ne s’est pas faite au détriment de sa qualité. Le ratio de prêts non performants a reculé à 2,20 %, contre 2,43 % à fin décembre 2025. Cette amélioration traduit, selon le Groupe, la prudence de sa politique de gestion des risques. Une rentabilité en nette progression La croissance du bilan s’est accompagnée d’une accélération des revenus. Le produit net d’intérêts a progressé de 22 % pour atteindre 1 milliard de dollars, contre 840 millions de dollars au premier semestre 2025. Les revenus tirés des frais et commissions ont également suivi une tendance favorable. Ils se sont élevés à 71,1 millions de dollars, en hausse de 15 % sur un an, portés notamment par les garanties, les lettres de crédit et les prestations de conseil. Dans ce contexte, le résultat net du Groupe a atteint 534,7 millions de dollars au premier semestre 2026, contre 412,7 millions de dollars un an auparavant. Afreximbank enregistre ainsi une croissance bénéficiaire de 30 %. Les principaux indicateurs de rentabilité confirment cette amélioration. Le rendement moyen des capitaux propres est passé de 11 % à 13 %, tandis que le rendement moyen des actifs s’est établi à 2,54 %, contre 2,22 % au premier semestre 2025. Le revenu brut du Groupe a, pour sa part, atteint 1,8 milliard de dollars, contre 1,6 milliard de dollars un an plus tôt. Des coûts maîtrisés malgré les pressions inflationnistes Afreximbank a maintenu un niveau élevé d’efficacité opérationnelle malgré l’augmentation des charges de personnel et la persistance des tensions inflationnistes. Son ratio coûts-revenus s’est établi à 20 %, contre 19 % au premier semestre 2025. La liquidité demeure également à un niveau jugé confortable. Les actifs liquides représentaient 13 % du total des actifs à fin juin, soit un taux situé dans la fourchette stratégique de la Banque, comprise entre 10 % et 15 %. Le ratio d’adéquation des fonds propres selon Bâle II s’est établi à 22 %, contre 23 % à la fin de l’exercice 2025. Les fonds propres du Groupe ont atteint 8,5 milliards de dollars, soutenus par les bénéfices générés au cours de la période et par une levée supplémentaire de capitaux propres de 13,9 millions de dollars. Une émission obligataire record de 1,5 milliard de dollars Après la clôture du semestre, Afreximbank a renforcé son profil de financement en réalisant la plus importante émission obligataire de son histoire sur les marchés internationaux de la dette. L’opération, d’un montant global de 1,5 milliard de dollars, a été structurée en deux tranches de 750 millions de dollars chacune. La première affiche une maturité de 5,5 ans et la seconde une échéance de 10 ans. L’offre a été sursouscrite près de deux fois. Pour la Banque, cet accueil témoigne de la confiance des investisseurs dans sa solidité financière et dans sa capacité à poursuivre ses objectifs de croissance. Financer la transformation économique du continent Au-delà des performances comptables, Afreximbank entend préserver sa capacité à soutenir le commerce, l’industrialisation et l’investissement en Afrique et dans les Caraïbes. « Notre bilan solide nous donne les moyens de réagir en cas de perturbations sur les marchés, tout en continuant à financer le commerce, l’industrialisation et les investissements qui constituent les fondements de la résilience économique à long terme », a déclaré Denys Denya, premier vice-président exécutif d’Afreximbank. Selon le dirigeant, l’expansion des activités de prêt, la qualité du portefeuille d’actifs et l’accès à des sources diversifiées de financement permettent au Groupe de répondre aux difficultés immédiates tout en accompagnant la transformation structurelle des économies africaines et caribéennes. Institution financière multilatérale panafricaine, Afreximbank joue notamment un rôle central dans l’accompagnement de la Zone de libre-échange continentale africaine. La Banque a contribué au lancement du Système panafricain de paiement et de règlement, connu sous l’acronyme PAPSS, et à la mise en place d’un fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars destiné à soutenir la participation des pays africains à la ZLECAf.

Fonction publique tunisienne : des effectifs vieillissants, plus féminisés et de nouveau en hausse en 2025
ECONOMIE

Fonction publique tunisienne : des effectifs vieillissants, plus féminisés et de nouveau en hausse en 2025

24/08/2026 14:45 21 vues Par Tera Finances

Après trois années de contraction, la fonction publique tunisienne a renoué avec la croissance de ses effectifs en 2025. Derrière cette reprise modérée se dessinent toutefois des transformations plus profondes : vieillissement des agents, féminisation progressive, recul du nombre d’ouvriers et concentration persistante de l’emploi public dans l’éducation, la sécurité, la défense et la santé. Après avoir atteint un sommet de 669 290 agents en 2021, les effectifs de la fonction publique tunisienne ont diminué pendant trois années consécutives, jusqu’à revenir à 647 155 agents en 2024. L’année 2025 marque une inflexion : le nombre d’agents remonte à 652 498, soit 5 343 postes supplémentaires et une progression annuelle de 0,8 %. Cette reprise ne ramène cependant pas l’emploi public à son niveau record de 2021. Elle replace simplement les effectifs presque exactement à leur niveau de 2018, lorsque la fonction publique comptait 652 225 agents. En sept ans, le nombre total d’agents n’a ainsi progressé que de 273 personnes. C’est l’un des principaux enseignements du rapport publié le 10 août 2026 par l’Institut national de la statistique (INS), sur la base des données administratives issues du système INSAF. Au-delà de la stabilité apparente des effectifs globaux, l’étude révèle une recomposition sensible de l’administration tunisienne. Une fonction publique qui se féminise Les hommes demeurent majoritaires, mais leur poids recule progressivement. Leur nombre est passé de 416 200 en 2018 à 394 800 en 2025, soit une diminution d’environ 21 400 agents. Dans le même temps, les effectifs féminins ont augmenté de 236 000 à 257 700. La part des femmes atteint ainsi près de 39,5 % des agents publics en 2025, contre environ 36,2 % sept ans auparavant. Cette évolution traduit une féminisation continue de l’emploi public, même si la parité reste encore éloignée à l’échelle de l’ensemble de l’administration. L’autre transformation majeure est démographique. Les agents âgés de 45 à 49 ans constituent désormais la tranche la plus importante, avec 120 164 personnes, soit 18,4 % des effectifs. Ils sont suivis des 40-44 ans et des 50-54 ans. À l’inverse, la présence des jeunes s’amenuise. Les moins de 30 ans ne représentent plus que 9,5 % des effectifs en 2025, contre 13,8 % en 2018. Parallèlement, la proportion des agents âgés de 55 ans et plus est passée d’environ 9 % à 15,2 %. Cette évolution dessine un enjeu central pour les prochaines années : organiser le renouvellement des compétences au rythme des départs à la retraite, sans déséquilibrer davantage les finances publiques. L’Éducation concentre près d’un agent sur trois La fonction publique reste fortement concentrée autour des grandes missions régaliennes et sociales de l’État. Avec 197 836 agents en 2025, le ministère de l’Éducation emploie à lui seul plus de 30 % des agents publics. Il devance le ministère de l’Intérieur, qui compte 96 146 agents, la Défense, avec 87 765 agents, et la Santé publique, avec 78 622 agents. Ensemble, ces quatre départements rassemblent plus de 70 % des effectifs. Les trajectoires divergent néanmoins selon les ministères. Entre 2018 et 2025, les effectifs de la Santé ont progressé, tandis que ceux de l’Agriculture sont tombés de 27 534 à 21 421 agents. L’Enseignement supérieur a également enregistré un recul, de même que plusieurs administrations de moindre taille. La reprise observée en 2025 provient en grande partie du ministère de l’Éducation, qui affiche un solde positif de 6 787 agents. À l’inverse, l’Agriculture, l’Intérieur et la Défense ont continué à perdre des effectifs. Au total, 38 701 entrées ont été enregistrées en 2025, leur niveau le plus élevé depuis 2018, contre 33 358 sorties. Le solde redevient donc positif de 5 343 agents, après trois années consécutives de contraction. Moins d’ouvriers, davantage de fonctionnaires supérieurs La stabilité des effectifs globaux masque également une modification du profil professionnel des agents. Le nombre de fonctionnaires a augmenté de 503 100 en 2018 à 522 900 en 2025. Ils représentent désormais 80,1 % de l’ensemble des effectifs. Dans le même temps, le nombre d’ouvriers a reculé de 126 200 à 103 600, soit une baisse de près de 18 %. Cette contraction concerne principalement les ouvriers de l’unité 1, dont les effectifs sont passés de 63 800 à 36 900. Parmi les fonctionnaires, la catégorie A1 a connu la progression la plus marquée : elle rassemble 194 200 agents en 2025, contre 151 300 en 2018. Les catégories A1 et A2 totalisent désormais plus des deux tiers des fonctionnaires. L’administration publique apparaît ainsi plus qualifiée dans sa structure statutaire, mais également plus concentrée dans les échelons supérieurs. Des salaires en hausse, mais exprimés en valeur nominale Le salaire mensuel net moyen est passé de 1 133,3 dinars en 2018 à 1 556,9 dinars en 2025, soit une augmentation cumulée de 37,4 %. En intégrant les contributions, le salaire brut moyen a progressé de 57,3 %, pour atteindre 2 698,1 dinars. Cette hausse s’est principalement concentrée en 2019 et 2020, avant un net ralentissement entre 2021 et 2023, puis une accélération en 2024 et 2025. Sur la seule dernière année, le salaire net moyen a augmenté de 5,6 %. Ces évolutions doivent toutefois être interprétées avec prudence : le rapport présente des rémunérations nominales et ne mesure pas leur progression en termes de pouvoir d’achat après prise en compte de l’inflation. Les écarts entre catégories restent par ailleurs importants. En 2025, le salaire brut mensuel moyen atteint 2 509,2 dinars pour les fonctionnaires, contre 1 460,5 dinars pour les ouvriers. Chez les fonctionnaires, il s’échelonne de 1 758,3 dinars dans la catégorie D à 3 106,7 dinars dans la catégorie A1. Le rapport de l’INS décrit ainsi une fonction publique dont la taille globale a peu changé depuis 2018, mais dont la composition s’est profondément transformée. Plus féminisée, plus qualifiée et plus âgée, elle entre dans une phase où le renouvellement des générations, la transmission des compétences et la maîtrise de la masse salariale devront être pensés simultanément.

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