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Forbes classe CIB (Egypte) au deuxième rang mondial des banques de taille intermédiaire les plus performantes
ECONOMIE

Forbes classe CIB (Egypte) au deuxième rang mondial des banques de taille intermédiaire les plus performantes

17/09/2026 11:54 3 vues Par Moez Hadidane

Commercial International Bank Egypt (CIB) s’est hissée au deuxième rang mondial de la catégorie des banques de taille intermédiaire dans le classement « World’s Top Performing Banks 2026 », publié par Forbes en partenariat avec Statista. Lire aussi : Forbes dévoile son premier classement mondial des banques les plus performantes. La banque égyptienne arrive juste derrière l’américaine SoFi dans la catégorie regroupant les établissements dont le total des actifs se situe entre 20 et 50 milliards de dollars. Le classement ne place donc pas CIB au deuxième rang de toutes les banques mondiales, mais au deuxième rang de son groupe de taille. Publié pour la première fois en 2026, ce palmarès distingue 500 banques issues de 89 pays. Contrairement au classement « World’s Best Banks » de Forbes, principalement fondé sur l’évaluation des clients, cette nouvelle étude repose sur des données objectives de performance financière. Quatre dimensions financières évaluées Forbes et Statista ont évalué les banques selon quatre grands critères pondérés : la rentabilité, pour 30 % de la note ; la solidité du capital et du financement, pour 25 % ; la qualité des actifs et l’efficacité opérationnelle, pour 25 % ; la croissance et la qualité des bénéfices, pour 20 %. L’analyse s’appuie notamment sur des données provenant de plateformes financières comme S&P Capital IQ, sur des travaux de recherche ainsi que sur les informations communiquées par les banques. La rentabilité a été appréciée à travers des indicateurs tels que le rendement moyen des actifs, le coefficient d’exploitation et la marge nette d’intérêt. La croissance des bénéfices, leur stabilité et l’évolution des dépôts de la clientèle sur plusieurs années ont également été prises en considération. La solidité du capital et de la structure de financement a notamment été mesurée au moyen du ratio de fonds propres et du rapport entre les crédits et les dépôts. La qualité du portefeuille de crédits, la maîtrise des risques et la résilience du bilan ont, quant à elles, alimenté l’évaluation de la qualité des actifs. Des banques comparées à des établissements de taille similaire Afin d’éviter de comparer directement des établissements présentant des dimensions très différentes, Forbes et Statista ont réparti les banques éligibles en six catégories selon leur total d’actifs : plus de 500 milliards de dollars d’actifs pour la catégorie “banques mondiales” ; de 100 à 500 milliards de dollars pour les grandes banques ; de 50 à 100 milliards de dollars pour les banques de taille intermédiaire supérieure ; de 20 à 50 milliards de dollars pour les banques de taille intermédiaire ; de 10 à 20 milliards de dollars pour les banques de taille intermédiaire inférieure ; de 3 à 10 milliards de dollars pour les petites banques. C’est dans la quatrième catégorie, celle des établissements détenant entre 20 et 50 milliards de dollars d’actifs, que CIB a décroché la deuxième place mondiale. Lire aussi : La BIAT se classe 28e mondiale parmi les banques disposant de 10 à 20 milliards de dollars d’actifs.   Une sélection fondée sur plusieurs années de données Pour être retenus, les établissements devaient exercer une activité de collecte de dépôts et de financement des particuliers ou des entreprises, disposer de plus de 3 milliards de dollars d’actifs et publier des états financiers audités. Ils devaient également fournir au moins trois années consécutives de données financières comparables. Cette distinction met ainsi en avant la rentabilité, la croissance, la solidité financière et la qualité des actifs de CIB par rapport aux autres banques appartenant à la même catégorie de taille. Dans les autres catégories, OCBC Bank et DBS Group, toutes deux basées à Singapour, occupent respectivement les deux premières places parmi les banques mondiales disposant de plus de 500 milliards de dollars d’actifs.   Attention à distinguer deux palmarès : World’s Top Performing Banks 2026 : classement fondé principalement sur les performances financières — rentabilité, croissance, solidité du financement et du capital, qualité des actifs et efficacité opérationnelle. C’est dans ce classement que figure la CIB. World’s Best Banks : classement distinct, également réalisé par Forbes et Statista, mais fondé essentiellement sur une enquête menée auprès des clients des banques. Le classement est produit par le magazine économique américain Forbes, en partenariat avec Statista, société allemande spécialisée dans les études de marché et les statistiques.

Après la BCE, la Réserve fédérale relève à son tour ses taux directeurs
ECONOMIE

Après la BCE, la Réserve fédérale relève à son tour ses taux directeurs

17/09/2026 00:40 13 vues Par Tera Finances

La Réserve fédérale américaine (Fed) a relevé, mercredi 16 septembre 2026, son principal taux directeur de 25 points de base, portant la fourchette cible des fonds fédéraux à 3,75 %-4,00 %. Adoptée à l’unanimité, cette décision constitue la première hausse des taux américains depuis 2023 et la première modification de politique monétaire sous la présidence de Kevin Warsh. Elle intervient six jours seulement après une décision similaire de la Banque centrale européenne (BCE). Le 10 septembre, le Conseil des gouverneurs avait également augmenté ses trois taux directeurs de 25 points de base face aux tensions inflationnistes alimentées par le conflit au Moyen-Orient et le renchérissement de l’énergie. Les nouvelles conditions monétaires de la BCE sont entrées en vigueur le 16 septembre, le jour même de l’annonce de la Fed. Le taux de la facilité de dépôt est ainsi passé à 2,50 %, celui des opérations principales de refinancement à 2,65 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,90 %. En l’espace de moins d’une semaine, les deux principales banques centrales occidentales ont donc resserré leur politique monétaire, confirmant que le choc énergétique a éloigné les perspectives de détente des taux qui prévalaient auparavant. La Fed replace l’inflation au centre de ses priorités La hausse décidée par la Fed marque le retour de la lutte contre l’inflation au premier rang des priorités de la banque centrale américaine. À l’issue de la réunion du Comité fédéral de l’open market (FOMC), Kevin Warsh a estimé que l’économie des États-Unis s’était renforcée depuis la précédente réunion de juin et que le marché du travail évoluait à un niveau proche du plein emploi. Cette résistance de l’activité réduit la nécessité de soutenir l’économie par des conditions monétaires accommodantes. Elle permet surtout à la Fed de concentrer son action sur une inflation qui reste supérieure à son objectif de 2 % et dont les tendances sous-jacentes ne se sont pas sensiblement améliorées durant l’été. Selon Kevin Warsh, l’inflation demeure trop élevée et persistante. La hausse des prix de l’énergie, les tensions commerciales et les droits de douane appliqués par les États-Unis entretiennent les risques inflationnistes. Une nouvelle hausse largement anticipée en 2026 Les projections publiées à l’issue de la réunion montrent qu’une large majorité des responsables de la Fed envisage de poursuivre le resserrement monétaire. Sur les 18 membres ayant présenté une prévision, 16 anticipent au moins une hausse supplémentaire de 25 points de base avant la fin de 2026. La projection médiane situe ainsi le taux directeur entre 4,00 % et 4,25 % à la fin de l’année. Il resterait dans cette même fourchette à la fin de 2027, avant de diminuer progressivement en 2028 et d’atteindre 3,50 %-3,75 % en 2029. Ces projections individuelles, communément appelées « dot plot », ne constituent toutefois ni une décision déjà prise ni un calendrier contraignant. Elles présentent les trajectoires jugées appropriées par les responsables de la Fed sur la base des informations disponibles. Kevin Warsh s’est d’ailleurs gardé de fournir un engagement précis sur les mouvements futurs des taux. Les prochaines décisions dépendront notamment de l’évolution de l’inflation, de l’emploi, de l’activité et des conditions financières. L’inflation américaine ne reviendrait à 2 % qu’en 2029 Les nouvelles projections économiques soulignent la persistance des tensions sur les prix. L’inflation mesurée par l’indice des dépenses de consommation personnelle — PCE, indicateur privilégié par la Fed — atteindrait 3,7 % en 2026. Son retour à l’objectif de 2 % ne serait désormais attendu qu’en 2029. Parallèlement, la banque centrale prévoit une croissance économique de 2,3 % en 2026 et de 2,4 % en 2027. Le taux de chômage se maintiendrait autour de 4,1 %. Ces perspectives décrivent une économie encore solide malgré l’inflation, ce qui conforte la Fed dans sa capacité à relever les taux sans provoquer, à ce stade, un ralentissement brutal de l’activité. La BCE confrontée au même choc énergétique La décision américaine rappelle celle prise quelques jours plus tôt par la BCE. Le 10 septembre, Christine Lagarde avait expliqué que le conflit au Moyen-Orient continuait de générer des pressions inflationnistes et que l’inflation de la zone euro resterait supérieure à l’objectif pendant une période prolongée. Les services de la BCE prévoient désormais une inflation moyenne de 3,0 % en 2026, de 2,5 % en 2027 et de 2,1 % en 2028. Hors énergie et produits alimentaires, elle atteindrait respectivement 2,5 %, 2,6 % et 2,3 %. La hausse des prix à la consommation dans la zone euro s’est accélérée à 3,3 % en août, contre 2,9 % en juillet. Cette progression provient principalement de l’énergie, dont l’inflation annuelle a atteint 14,3 %. La BCE a notamment relevé l’effet de l’augmentation des marges de raffinage sur les carburants liquides et celui du renchérissement des matières premières énergétiques. Comme la Fed, la BCE ne s’est toutefois engagée sur aucune trajectoire déterminée. Christine Lagarde a indiqué que les décisions seraient prises réunion par réunion, en fonction des données économiques, des perspectives d’inflation et de la transmission de la politique monétaire. La BCE avait déjà augmenté ses taux de 25 points de base en juin, avant de les maintenir en juillet. La décision de septembre constitue donc sa deuxième hausse de l’année. Un resserrement simultané, mais des trajectoires différentes La Fed et la BCE répondent au même risque général — une inflation alimentée par l’énergie et susceptible de se diffuser au reste de l’économie — mais elles évoluent dans des contextes différents. Aux États-Unis, la solidité de l’activité et la proximité du plein emploi offrent davantage de latitude pour resserrer la politique monétaire. Dans la zone euro, la croissance demeure plus modérée, même si l’économie s’est révélée plus résistante qu’anticipé. La BCE prévoit une croissance de 0,9 % en 2026, de 1,4 % en 2027 et de 1,5 % en 2028. Elle doit donc arbitrer entre une inflation durablement supérieure à l’objectif et le risque de freiner davantage une activité économique déjà peu dynamique. Le rapprochement des décisions ne signifie pas non plus que les taux américains et européens suivront automatiquement la même trajectoire. La Fed envisage explicitement une nouvelle hausse en 2026, tandis que la BCE affirme ne s’être engagée dans aucune direction pour sa prochaine réunion. Quelles conséquences possibles pour la Tunisie ? Le resserrement simultané des politiques monétaires américaine et européenne peut affecter la Tunisie par des canaux différents. La zone euro constitue le principal partenaire commercial et financier du pays. Une hausse des taux de la BCE peut se transmettre aux coûts de financement en euros et, progressivement, aux conditions appliquées aux emprunteurs publics et privés. Elle peut également peser sur la demande européenne, avec des répercussions possibles sur les exportations tunisiennes, le tourisme et l’investissement. Du côté américain, des taux plus élevés peuvent soutenir le dollar et accroître le rendement exigé par les investisseurs sur les actifs libellés dans cette devise. Une appréciation durable du billet vert augmenterait, toutes choses égales par ailleurs, la contrevaleur en dinars des importations facturées en dollars, notamment les produits énergétiques et certaines matières premières. Elle pourrait aussi renchérir le service de la dette extérieure libellée en dollars. La combinaison d’un euro soumis à une politique monétaire plus restrictive et d’un dollar potentiellement plus ferme place ainsi la Tunisie dans un environnement extérieur moins favorable : coût du financement plus élevé, facture énergétique sous tension et demande européenne susceptible de ralentir. Ces mécanismes constituent toutefois des risques économiques et non des effets déjà mesurés. Les décisions de la Fed et de la BCE ne provoquent aucune modification automatique du taux directeur de la Banque centrale de Tunisie. Leur impact dépendra de la durée du resserrement monétaire, de l’évolution des devises, des prix de l’énergie et des conditions de financement effectivement appliquées à la Tunisie.

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